Archive pour la catégorie 'vie étudiante'

Et encore quelques liens !

Je posterai une petite critique de livres plus tard dans la journée mais je profite déjà de ce post pour faire un peu de pub à quelques nouveaux sites !

- Tout d’abord : Les yeux au ciel qui est en fait ma galerie personnelle où je poste mes photos ainsi que quelques travaux de retouche graphique. Elle devrait s’enrichir graduellement. Le lien vers ce site là est disponible de mon portail. (et hop encore un coup de pub ! )
Mais bon, je ne suis pas la seule à faire des choses sur la toile en ce moment !
- Mon papa a ainsi ouvert un blog wordpress où il poste ses photographies : Photos plaisir. Si vous aimez les insectes et la macro en général, je vous conseille d’y faire un tour, il y a de très jolies choses (et plus encore sur sa galerie qui sera bientôt remise à jour).
- Célia est également en train de travailler sur son portail et sur son site d’écriture (et j’admire la façon dont tout est coordonné !) après avoir mis à jour son book graphique. Tous ses travaux personnels sont donc disponibles et maintenant regroupés sur la toile  (et comme elle est très productive dans différents domaines, c’est appréciable ! ).

Et voilà !
Je voudrais aussi vous annoncer que j’ai trouver du travail !!! Un joli petit CDI ; ce qui m’emplit de joie et me terrifie tout autant, ce qui est normal pour un premier emploi. Je commence le 02 septembre et me verrais à priori confier le secteur multimedia !
A ce propos, on m’a demandé de me renseigner sur des logiciels libres de retouche son et vidéo. Malheureusement je n’y connais pas grand chose dans ce domaine et je suis très prise en ce moment en plus. Donc, si vous en connaissez au moins de nom, ce serait très gentil de me les indiquer en commentaire pour que j’ai déjà quelques pistes. Merci beaucoup d’avance !

Sur ce, je vais retourner à la correction de mon mémoire que je soutiens lundi à 10h ! Croisez les doigts pour moi !

Le début de la fin

Bon, donc, le mémoire, ça c’est fait, c’est fait ! (et je sentais effectivement le besoin impérieux de le dire un peu partout)
[parce que bon... c'est un peu mon bébé accouché dans la douleur ces deux derniers mois ce truc quand même.]

Un grand grand merci d’ailleurs à toutes les personnes qui m’ont aidées !

De la nécessité de savoir échouer

En ce moment, je cogite beaucoup. Déjà en temps normal, j’aime particulièrement à mettre les choses en perspective et à réfléchir à leur pourquoi et à leur comment, mais en ce moment, j’y passe sans doute encore plus de temps que d’habitude. Conséquence sans aucun doute d’une période riche en évolution personnelle et en changements (aahh l’entrée dans le monde du travail et le dilemme de la fin des études).
Qui suis-je ?
Où vais-je ?
Dans quel état ère-je ?
Et, c’était quand même bien plus facile à la maternelle, pourquoi donc doit-on devenir adulte alors que c’est tellement difficile ?
etc…

Bon, j’avoue, cette dernière question existentielle est surtout motivée par le fait que dans un laps de temps relativement court je me sois fait refusée sans un seul entretien à plusieurs offres d’embauches tout en apprenant que j’avais raté un énième concours où je n’avais de toute façon que très peu de chances.

Je n’aime pas échouer. Personne n’aime échouer. Après, il y a les personnes qui savent prendre l’échec avec philosophie et celles qui le prennent à cœur plus que de raison. Jusqu’à il y a peu j’appartenais plutôt à la seconde catégorie. J’aime être bonne dans ce que je fais, j’aime faire du bon travail et qu’il soit reconnu comme tel, j’aime me sentir utile… Il m’a fallu un certain temps avant de comprendre que rater un examen ne me remettait pas forcément en cause en tant que personne, ni ne signifiait que je n’étais pas bonne dans le métier que j’ai choisi. Je me rappelle même d’une époque où une simple mauvaise note en classe me mettait dans tous mes états et me plongeait dans des abîmes de stress qui me font un peu honte aujourd’hui. Pourtant, ce n’était pas la première fois que je ratais quelque chose et certainement pas la dernière.

Apprendre à rater et à continuer, s’acharner jusqu’à y arriver, franchement, ce n’est pas facile. On a beau savoir que “Non, ce n’est pas grave.” et qu’il suffit de savoir remonter en selle, parfois on a quand même envie de tout envoyer bouler et de se rouler en boule dans une bonne couverture d’auto-apitoiement parce que bon “de toute façon, c’est l’époque qui veut ça.”, “C’est pas facile pour vous les jeunes.” etc…

Mais bon, en attendant ce n’est pas ça qui va me donner du travail ni m’empêcher de me faire du mauvais sang sur mon devenir une fois septembre venu. Du coup, je vais continuer à répondre à toutes les annonces que je vois passer, continuer à passer les concours jusqu’à ce que j’en ai un et sans doute continuer à douter de moi par la même occasion pendant un petit bout de temps.

Et puis, après tout, tous ces gens qui ne me veulent pas… et bien ils ne savent pas ce qu’ils ratent ! :p

Pour finir encore sur une note positive, j’ai fini mon dernier stage avec une très bonne appréciation et j’ai passé la 50ème page de mon mémoire ! Wouhou ! Après avoir changé 36 000 fois d’arrangements de plans et m’être posé de graves questions existencielles, genre : Quand est-ce qu’on développe les nombres et quand est ce qu’on les laisse en chiffres ??? (si vous avez une réponse…).

Blocages et grèves

Si vous me connaissez un peu, vous savez sûrement que je n’aime pas trop m’engager politiquement ou en tout cas pas prendre parti publiquement. Je préfère garder mes opinons pour moi, ça m’évite de me prendre la tête avec la moitié du pays et puis de toute façon, je pense que ce genre de choses ne regarde que les intéressés.
J’ai une sainte horreur des discussions portant sur la politique tout simplement parce que ça débouche le plus souvent sur des conflits et que plus la discussion se poursuit plus les opinions se tranchent et s’extrêmisent. Chacun campe sur ses positions et rare sont ceux qui acceptent de se remettre en question.
Ca m’énerve. Je n’aime pas les extrêmes, qu’ils soient de droite comme de gauche. Je suis pacifiste et adepte des compromis (certains diront que c’est de la mollesse ; je ne suis pas d’accord, j’appelle ça être raisonnable), parce que, c’est bien beau de râler sur tout et sur rien, mais en attendant des propositions de solutions, on en voit pas souvent.

Bref, tout ça pour dire que je déteste les Assemblés Générales, parce que c’est un cumul de tout ce que je n’aime pas. Cependant, je n’en loupe pas une seule tout simplement pour pouvoir voter et que les gens qui ne se bougent pas les fesses pour aller en AG et râlent après ça me met hors de moi. Donc, quand il faut, oui, je prends parti. D’ailleurs j’ai des opinions assez tranchées et ça en étonne souvent plus d’un.

Revenons-en aux facs et aux blocages ayant lieu actuellement.
Je suis résolument contre le blocage. Je trouve que ces dernières années on utilise un peu toutes les raisons possibles et inimaginables pour bloquer. Régulièrement ça finit avec de la casse et ça décrédibilise souvent certains mouvements étudiants. De plus, je ne pense pas que ça soit réellement une solution. Les bloqueurs disent que c’est leur seul moyen de faire la grève sans être pénalisés. L’argument est un peu faible. Dans le service public, quand on fait grève, on perd une journée de salaire et jamais, au grand jamais on ne force les autres à faire grève s’ils n’ont pas envie. Et bien ici, si on fait grève, on perd une journée de cours, c’est une question de choix et de priorités et chacun devrait être libre de faire ce choix sans qu’on nous l’impose.
Après, chacun a des arguments et il y en a des recevables et des moins recevables des deux côtés. Il ne doit pas y avoir de solution miracle de toute façon.

Ceci dit, au début, je soutenais le mouvement étudiant. Le blocage m’ennuyait, mais comme il avait été décidé « démocratiquement » en AG, je n’ai pas trop râlé.
J’ai lu la loi Pecresse (24 pages qu’on trouve facilement sur le net), quelques articles la commentant (dans des journaux de droite comme de gauche), ainsi que tous les tracts étudiants possibles dont on nous bombarde avant de prendre position contre la loi ou plutôt certains points la composant.
Le désengagement de l’Etat parce qu’il n’a pas assez de moyens me laisse pensive. L’Etat a des sous, simplement les facs ne sont pas sa priorité (mais augmenter le salaire du Président de 170% par contre…), pas plus que la condition plus que précaire de certains étudiants.
Ensuite pour ce qui est d’introduire des entreprises dans le financement général et bien, c’est une solution comme une autre, mais elle risque fortement de favoriser les sciences « dures ». On peut donc se demander ce que vont devenir les facs de lettre, philo, art etc… La France est connue pour son penchant pour les sciences dures, il n’y a qu’à voir à l’échelle du lycée combien est mise en avant la filière scientifique « qui mène à tout ». Les sciences molles ne sont vues que comme des usines à intellectuels précaires. Ce qui est une vision très simpliste. La culture est indispensable. Même si beaucoup n’en voient pas l’utilité, nous avons besoin de philosophes, de lettrés et d’artistes et OUI, ce sont de vrais métiers et il doit pouvoir être possible de les exercer et de faire les études y menant.
Cependant, je ne pense pas qu’introduire les entreprises en université soit totalement une mauvaise chose, si c’est fait correctement et que c’est encadré par l’Etat. Il FAUT professionnaliser les facs, c’est une nécessité. J’ai fait une licence de lettre et, laissez moi vous dire qu’avec ça en poche, c’est très très dur de trouver du travail ou même un stage dans votre domaine. Si les entreprises mettent un pied dans les universités, ça permettra aux étudiants de sortir de leur cocon intellectuel protecteur pour se former sur le terrain et ça permettra également de voir que NON les étudiants de facs ne sont pas que des glandeurs, mais qu’ils peuvent être compétents.

Donc, pour résumer, je suis contre la loi en l’état actuel des choses, mais je pourrais être pour si elle était modifiée.
Je suis donc allée manifester lors de la journée nationale (la toute première manifestation où il y avait étudiants, fonctionnaires et cheminots) parce que même si je n’étais pas d’accord avec certaines choses demandées par les étudiants, je voulais montrer mon soutien et également manifester contre le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partants à la retraite dans des domaines comme la santé ou l’éducation et les bibliothèques ! Zut, moi je compte sur les départs en retraite pour trouver du boulot ! et la stigmatisation des fonctionnaires justement (non, ce n’est pas parce qu’on est fonctionnaire qu’on ne fait rien et que ce n’est pas difficile !! Allez faire Aide-soignante pendant une semaine, on verra si vous revenez après avec ce discours.).
Par contre, le discours des étudiants se radicalisant de plus en plus, je n’ai pas été aux manifestations uniquement étudiantes même si j’ai continué à assister aux AG.

J’ai ainsi pu constater que plus le mouvement se prolonge moins l’AG est « démocratique ». Ca ressemble de plus en plus à de la propagande, les discours sont simplistes et, visiblement les ¾ des gens n’ont même pas lu la loi, ce qui est quand même lamentable. Les votes sont mal comptés, certaines personnes sont interrompues… bref, ça devient de plus en plus n’importe quoi.

Le pompon a été décroché lors de la dernière AG à laquelle j’ai assistée où c’est vraiment parti en sucette de façon affligeante.
Tout d’abord, un jeune homme est venu présenter les résultats obtenus par l’UNEF lors de leur entretien avec Valérie Pecresse. L’UNEF a obtenu des garanties sur quasiment tous les points de la loi portants à controverse. Alors, je ne suis pas spécialement copine avec l’UNEF (en général c’est même plutôt le contraire) mais pour l’instant ce sont les seuls qui ont apporté des solutions concrètes. Parce que c’est bien joli de vouloir l’abrogation sans concessions, mais ça ne va pas changer l’état des facs qui sont au plus mal actuellement. Le jeune homme s’est fait littéralement huer par toute une partie de l’assemblée, sous prétexte que l’UNEF n’a rien à voir avec ça et qu’on ne fait pas de concession, que c’est tout ou rien, que l’UNEF c’est des traîtres etc… Je suis restée sans voix. J’ai trouvé ça d’un puéril…
Ensuite, il a été question d’ouvrir les revendications à d’autres sujets. Evidement, les sujets présentés étaient importants et touchaient certaines cordes sensibles toutes prêtes à réagir. Cependant, rien de pire pour décrédibiliser une revendication que de lui en rajouter d’autres sur le dos. Ca commence par de petites choses et ça finit comme il y a deux ans lors du CPE où le débat portait 5mn sur le dit CPE et continuait avec la faim dans le monde, les ours polaires, les sans-papiers et la construction d’un potager à la place du parking en face de la fac (véridique).

Donc… et bien je ne soutiens plus le mouvement étudiant. Je ne m’y reconnais plus et je le crois de toute façon destiné à se tuer lui-même.
… dommage.


Introduction

Bienvenue sur Intercal{Air}e.

Vous trouverez ici des réactions à l’actualité culturelle, des comptes rendus de manifestations, des observations, éventuellement des critiques de livres.
Je tiens également à préciser que les opinions avancées ici n’engagent que moi et moi seule et que je suis bien sûre ouverte à la discussion dans les commentaires.

 

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