Archive pour la catégorie 'manifestations'

Un peu de culture !

Demain, avec un peu de chance, je vais visiter la nouvelle exposition de la Bibliothèque Nationale de France consacrée au Roi Arthur.

Je les aime bien à la BNF, ils savent cibler mes interêts ! (en plus là, ils ne pouvaient pas mieux tomber, je suis dans une période arthurienne).

Cette expo a, en tout cas, l’air fort sympathique ! Je vous encourage à y aller si vous êtes en région parisienne. Sinon, il y a toujours la possibilité de parcourir le site Internet qui est très bien fait et qui propose une visite virtuelle. Une bonne occasion d’en profiter pour réviser ses classiques !

Oh et puis ce week-end, si j’ai le temps, je vous tape le compte rendu des Rendez-vous de l’Histoire de Blois ! Parce que c’était quand même vachement bien !

NaNoWriMo

Comme ça c’est officiel.

A part ça, entre le boulot, Vocalise et d’autres trucs de la vraie vie, je suis assez occupée et je délaisse un peu ce blog. C’est la vie, des fois il faut faire des choix et malheureusement je n’ai pas d’articles en stock. Ceci dit, don’t worry ami lecteur, j’ai encore des choses à dire, il faut juste que je trouve le temps de les taper sur mon clavier.

Trucs et machins

Sur Internet, il y a quand même des trucs super cool à voir ou à prévoir dans les prochains temps.
Petit résultat de mes derniers surfs :

- TOR : des e-book gratuits de SF et Fantasy.
- Le trailer pour le livre : La lignée de Guillermo del Toro et de Chuck Hogan (ou comment donner très envie de lire un livre)
- Nina, petite BD de Kima maintenant lisible en ligne !
Dans une Russie Post apocalyptique, il y a Serguei médecin qui recoud des membres à des gens qui n’en ont plus et il y a Nina qui en sème sur son passage. C’est beau,  poétique et post-apocalyptique ! Que demande le peuple ?
- La BNF organise une expo sur la légende du Roi Arthur d’octobre à janvier ! (20 oct.-24 janv.) \o/
- Bientôt, c’est les Utopiales… malgré ma forte envie d’y aller, il semblerait que financièrement ça ne le fasse pas  (prendre des cours de dessin aux beaux-arts ou se payer une nuit d’hôtel et un billet de train, il faut choisir). Je suis très malheureuse, mais comme je compte envoyer un Capitaine courageux me pêcher une dédicace de Robert Charles Wilson, je suis un peu consolée.
- Il y a également les Rendez-vous de l’Histoire à Blois du 8 au 11 octobre. Je ne sais pas encore si j’irais ou pas grmlmlml sous…, mais c’est sûr qu’avec un thème comme : Le corps dans tous ces états, ça fait envie.

Sinon, allez voir District 9 !
Ca gicle, c’est dégoutant, y a des explosions, des salauds et de gros robots ! \o/

Résultats de la nuit de l’écriture

… donc, le but, c’était d’écrire 10 000 mots entre 21h30 et 4h du matin.
FAIL.

Visiblement, même une superwoman comme moi a ses limites. J’ai commencé en étant déjà fatiguée par les 3h30 de transports de mon déménagement et l’installation de divers choses dans mon nouveau chez moi. Résultat, à partir de 23h, je m’endormais assise et ça n’a pas loupé, j’ai dormi par tranches de 10 minutes entre lesquelles j’écrivais fébrilement pour rattraper mon retard. J’ai jeté l’éponge à 00h37 après avoir tout juste tapé les 3 000 mots, parce que je me suis surprise à ronfler. :D

Globalement, cependant, l’expérience aura quand même été interessante ! ‘une part, je me suis remise à écrire, ce qui est déjà un gros plus (ces deux derniers mois, je n’avais pas trop la tête à ça ) et la machine est relancée. J’ai également constaté que je pouvais écrire du 1000 mots à l’heure si je voulais, ce qui est TRES rapide pour moi.

Le but aujourd’hui, en plus d’installer mon rideau de douche, sera donc de finir les 10 000 mots pour que cette soirée aient quand même remplis un peu son objectif !

Nuit de l’écriture

Certains d’entre vous le savent, mais la majorité l’ignore : je déménage pour de bon le samedi 22.
Je change de région, de poste (je commence mon nouveau travail le 1er septembre) et j’en profite pour prendre mon indépendance.
Wow.

Donc, pour m’éviter d’y penser, je me suis dit : Oh, mais pourquoi ne pas tenter la Nuit de l’écriture ?!
C’est vrai quoi, rien de mieux qu’un challenge pour s’occuper, surtout après trois heures de trajets  et l’installation d’un rideau de douche !

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Présentation du principe :

Ça vous dirait, une nuit blanche ?

De 21 heures 30 à 4 heures, je vous propose d’écrire 10 000 mots du texte de votre choix. Les dates seront annoncées dans la partie “Lancements”.

Fanfiction, écrit original, continuer votre roman, terminer un chapitre, en débuter un autre, vous lancer dans le drabble géant… tout est permis, le tout étant d’écrire ! Ce défi est ouvert à tous et à toutes, même les inconnus s’ils en ont envie.

Ça vous tente ?
Si c’est le cas, inscrivez-vous. Vous serez libre de poster votre avancée sur votre LJ ou votre blog perso, mais je vous propose d’effectuer un check point toutes les demi-heures, sur un sujet que je créerai exprès (un par Nuit). L’émulation poussant au dépassement de soi, ça devrait nous être très utile !

Même si vous doutez de parvenir aux 10 000 mots, participez, n’hésitez pas. Le tout c’est d’avancer ensemble !

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Pour s’inscrire

Imaginales (Epinal) du 14 au 17 mai 2009

Ce week-end  (enfin, depuis jeudi déjà), j’étais aux Imaginales à Epinal avec Célia (voir son compte rendu aussi pour la complémentarité) et Anne, une autre amie qui nous a rejoins là-bas ! J’attendais avec impatience ces quatre jours pour pouvoir profiter pleinement de ce festival dédié aux littératures de l’imaginaire.
Pour expliquer un petit peu, il s’agit avant tout d’un ensemble de petites conférences sur des thèmes variés qui permettent de rencontrer des auteurs et d’entendre parler de leurs œuvres (on peut ensuite aller les acheter et se les faire dédicacer). Pour vous faire une idée de la programmation, vous pouvez aller .
J’avoue être une grande fan de ce genre de conférences ! Sans doute que ça me rappelle la fac, sans l’obligation de prendre des notes avec le partiel à la fin. Du coup, j’ai assisté à pas mal d’entre elles.

Petit compte rendu :
Le jeudi :
- 16h : Histoire de filles
Cette conférence avait pour but de parler de l’écriture au féminin et des personnages féminins en général. Je n’ai personnellement rien appris de vraiment nouveau (pour certaines c’est plus dur d’écrire des femmes et pour d’autres non et ça n’a pas véritablement d’explication rationnelle), mais j’ai été séduite par la personnalité et la présentation du roman de Maïa Mazaurette (son blog qui parle plus de choses liées au sexe et à l’érotisme que de fantasy et de science-fiction, mais qui reste très intéressant) que je compte bien lire (Dehors, les chiens, les infidèles).
- 17h : Il était une fois une autre galaxie, la science fiction, fait-elle toujours rêver
L’avenir de la science-fiction aujourd’hui. Déjà nettement plus intéressant pour moi. Je ne suis pas spécialement au fait de l’histoire de la SF et cette conférence m’a appris des choses. Le débat sur qu’est-ce qui fait rêver en SF entre les auteurs (entre autre Pierre Bordage, qui est un très bon orateur) était facile à suivre et à soulevé des questions cruciales pour le renouveau du genre. Affaire à suivre ?
- 18h : Nations, communautés, tribus et castes
Découverte de l’auteur : David Anthony Durham et de son livre Acacia (son blog ) ! Je ne l’ai pas acheté, mais je compte bien le lire dans un futur plus ou moins proche. Sinon, la conférence en elle-même m’a fait réfléchir sur ma propre écriture (oué, des fois j’écris) et j’ai maintenant un nouveau clan et cinq nouveaux personnages… Wouhou !

Le vendredi
- 10h : Les maîtres de la peur
Découverte de Sire Cédric. Alors, oui, j’avoue, j’avais de gros à-priori à cause de son look (son site officiel) et du personnage en lui-même. Mais, je dois avouer avoir été très agréablement surprise. C’est un bon orateur, très humble et accessible et très intelligent dans son discours (il a beaucoup de références et sait être cohérent). Il refuse les étiquettes et sait très bien se vendre. Je n’ai pas lu ce qu’il écrit, donc je ne peux pour l’instant pas juger, mais dans un sens, je trouve que c’est déjà un bel exploit de sa part de m’avoir donné envie d’essayer.
- 11h : L’imaginaire européen
Découverte de deux auteurs pour moi totalement inconnus ! Adriana Lorusso et Andrzej Sapowski.
La première est d’origine italienne, mais parfaitement francophone. Célia a acheté le premier tome de son roman Ta-Shima présenté aux Imaginales, qui est un space Opéra. Très accessible aussi et vraiment très gentille avec nous lorsque nous sommes allée la voir. Je ne l’ai pas encore lue, mais je fais relativement confiance aux goûts de Célia et vu comme elle était plongée dedans… j’ai peu de doutes sur la qualité du roman.
Le second est polonais et c’est un spectacle vivant à lui tout seul. Plein d’humour et de franchise, c’est le premier dans ce festival à m’avoir fait franchement rire. Il a parlé de ses expériences et de son vécu d’écrivain avec une sincérité sans doute tintée d’exagération qui mettait du baume au cœur. Il m’a donné envie d’acheter au moins un de ses recueils de nouvelles alors que je ne suis plus trop dans une période fantasy.
14h : Rencontre avec Andrzej Sapkowski
Encore plus drôle et très agréable ! Chapeau d’ailleurs au traducteur !
15h : A ne pas mettre entre toutes les mains : quand l’imaginaire bouscule
Les livres qui choquent et les auteurs qui cherchent (ou non) à choquer, ce qui leur pose parfois des problèmes. Bien sûr, Ayerdhal était là ce qui a rendu tout de suite la conférence très vivante.
18h : Comment se faire éditer
Sans doute intéressant pour de jeunes auteurs ne connaissant rien du monde de l’édition. Je n’ai par contre rien appris de neuf et sommes toute c’est resté relativement déprimant (mais bon, on le savait que se faire éditer c’était une sorte de chemin de croix).
21h : Slowing Apocalypse : Un hommage musical à J.G Ballard.
Quand on connait l’œuvre de Ballard (Crash, L’Empire du soleil, Millenium People…) ne serait que parce qu’on en a entendu parler, on sait qu’un spectacle qui lui est dédié ne pourra qu’être un peu particulier. Ce fut le cas, mais en tant que novice à l’univers, j’ai trouvé le tout très accessible mine de rien et vraiment bien fichu. Une vraie performance pour les musiciens et la personne lisant les textes.
Ah et puis, ça m’a convaincu qu’il fallait que je vois Alien aussi.

Samedi
10h : Tous les sorciers ne s’appellent pas Harry
Là non plus, rien de vraiment neuf, à part que j’ai vraiment envie de lire Acacia de Dhuram.
11h : 1984 : George Orwell a 60 ans
Sachant que 1984 est un de mes livres cultes, il fallait que j’y aille. Il y a bien sûr eu des parallèles avec l’actualité (Hadopi ? Qui a dit Hadopi ?) et des débats très intéressants autour de l’actualité de l’œuvre justement.
15h : Leur toute première fois, lorsqu’un éditeur leur a dit oui !
Bien plus intéressante que la conférence sur se faire éditer ! Enfin du ressenti d’auteurs et des expériences personnelles ! Enfin un peu d’espoir au bout du tunnel ! J’ai aussi particulièrement apprécié qu’il y ait une illustratrice présente lors de cette table et qu’elle partage son vécu un peu différent de celui des romanciers.
Et, comme le dit si bien Jean-Claude Dunyach, les premières fois, sont rarement les meilleurs, ce sont celles qui suivent qui comptent !
16h : Salut les monstres
Une conférence qui m’aura fait acheter mon premier livre : une anthologie sur le thème de l’Identité (et y a un texte d’Orson Scott Card dedans, alors aussi, forcément…). C’est le texte de Sylvie Miller lu en partie pour nous qui m’a décidé. Une histoire pleine d’humour, mais aussi d’une réalité qui n’a rien de drôle. Finalement, comme cela a été dit et répété, nous sommes tous le monstre de quelqu’un.
17h : Utopod
Utopod est une initiative originale qui m’a beaucoup plu et beaucoup inspirée pendant ces Imaginales (to be continued). Il s’agit d’un podcast gratuit auquel on peut s’abonner pour entendre  des textes d’auteurs publiés lus et mis en scène vocalement.
J’adore et admire le concept ! :D Et je le recommande chaudement !
18h : L’histoire, c’est du sang et des larmes
Là, je commençais à fatiguer sévèrement, mais j’ai un petit faible pour les romans utilisant l’histoire ou des faits historiques. J’ai donc résisté à l’envie de m’endormir sur ma chaise. Au final, je n’ai retenu que l’analyse sur le choix de la langue d’écriture en fonction de l’époque du roman. Une des auteurs (je n’ai pas retenu son nom) a ainsi écrit tout son récit en vieux français retravaillé… Je ne pense pas lire son livre, mais je salue l’effort !
21h : Farenheit 451 : Spectacle théâtral d’après Ray Bradbury
Une adaptation d’un de mes livres cultes ! Forcément, je me devais d’y aller ! Je voulais absolument voir ce que cela pouvait donner et je n’ai pas été déçue. Bien entendu, tout n’était pas parfait, mais le texte était bien rendu et j’ai maintenant très très envie de relire le livre !

Dimanche
11h : Et Dieu dans tout ça ? Foi, (in)tolérance et fanatisme
Très très interessant, surtout si comme moi le sujet vous fascine ! La place de Dieu et des croyances dans la fantasy et dans la SF est très importante et entendre les auteurs s’exprimer la dessus m’a littéralement captivée. D’ailleurs, j’ai acheté deux livres en sortant de la conférence ! (dont un de Pierre Bordage qui m’a fait une très gentille dédicace).
15h : L’imaginaire c’est aussi la BD
Alors, forcément, une conférence où il y a Boulet, on y va ! Très chouettes interprétations sur le rôle de l’image et de la représentation graphique !
16h : Le grand retour des anthologies
Je n’avais pas prévu de faire celle là, mais finalement, j’avais la flemme de bouger mes fesses pour aller faire un tour du côté des mythologies. Et bien, en fait, ce fut une des conférences les plus instructives en matière de fonctionnement et de mécanismes de l’édition.

Quelques 19 conférences en quatre jours… Autant vous dire que mon cerveau en bouillonne encore ! Et d’ailleurs, il en ressortira sûrement quelque chose !
Ceci dit, même si ça a l’air difficile à croire comme ça, j’ai aussi fait d’autres choses ! Si, si. J’ai entre autre récupéré une dédicace très très jolie de Boulet, mais surtout, j’ai rencontré les gens de CoCyclics, ce qui fut non seulement très sympathique, mais aussi instructif !
Tout d’abord, qu’est ce que c’est que CoCyclics ? Et bien, c’est un forum de beta-lecture de SF/Fantasy/Fantastique qui est tenu et animé par tous ses membres. Il existe depuis 3 ans maintenant je crois et fait vraiment un travail formidable, si bien que l’action combinée de toutes ces personnes permet non seulement de rendre les textes meilleurs, mais est en train également de devenir un gage de qualité dans le milieu de l’édition. Bien sûr, ça n’en est qu’aux débuts, mais quels débuts prometteurs !

Bref, un festival très forts en tout point de vus ! Vivement l’année prochaine qu’on y retourne !

Rencontre avec Tad Williams

Quelques jours après les Imaginales dont j’ai parlé dernièrement, Tad Williams, auteur de fantasy reconnu tenait une petite session de questions/réponses à la FNAC à laquelle j’ai aussi assistée.

Ce fut intéressant de l’écouter parler car je partage avec lui une certaine vision critique de la fantasy. C’est un genre que j’aime beaucoup parce qu’il sait préserver le merveilleux mais quand on en a lu quatre ou cinq on les a tous lu. Le problème de la fantasy (qui est parfois aussi celui du roman policier suivant les auteurs) c’est qu’elle s’empêtre dans ses conventions et ses règles tolkeniennes formatée (une quête, un groupe avec un elfe, un nain et un humain) ce qui donne souvent l’impression d’un jeu de rôle qui ne sait pas se renouveler.
Bref, Tad Williams semble voir les choses de la même façon et offre une approche différente du genre tout en reconnaissant la prééminence de Tolkien mais en s’en détachant ce qui m’a donné envie de lire ses romans.
Il a également parlé de l’absence de différence entre SF et Fantasy dans la culture anglophone alors que nous, français, adorons tout libeller dans de jolies catégories bien spécifiques. C’est une véritable institution là-bas et le genre se prend beaucoup moins au sérieux que chez nous et jouit à mon avis d’une plus grande liberté également. Cela explique entre autre que ce genre marche mieux chez eux que chez nous où les auteurs de SF/Fantasy ont du mal à percer (et d’ailleurs ceux qui percent ne sont parfois pas les meilleurs malheureusement).

Les Imaginales – 22/25 mai 2008

Ca fait bien une semaine que je veux faire un billet là-dessus et que je n’ai pas trouvé le temps, mais voici donc mon petit compte-rendu des Imaginales.

Cette manifestation portant sur les littératures de l’imaginaire (SF, Fantasy, uchronies, contes et légendes … ) a lieu tous les ans depuis 2001 à Epinal durant le mois de mai (cette année du 22 au 25), accueille des auteurs connus et reconnus et anime de nombreux ateliers. Cette fois-ci, l’équipe organisatrice avait réussi à inviter entre autre : Robin Hobb, Tad Williams, Roger Martin, J. Heliot et d’autres dont j’ai oublié le nom.

Mon accompagnatrice et moi-même n’avons pu y aller qu’une seule journée et ce fut donc fort court, mais quand même très intéressant et instructif. L’ambiance était très conviviale et détendue (plus qu’aux Escales du livre à mon goût, mais je n’avais pas fait autant de démarches vers les exposants à ce moment là). Nous avons pu discuter avec quelques petits éditeurs et directeurs de fanzines qui ont tous été tout prêt à nous renseigner et à nous fournir de la documentation.

Question conférences, elles étaient toutes plus intéressantes les unes que les autres et très diversifiées.
Quelques thèmes : écrire de la SF en France, les fées et les elfes aujourd’hui, écrire l’histoire, les séries TV… et j’en oublie encore beaucoup.

Comme nous n’y étions qu’un jour et qui plus est pressées par les horaires de train nous n’avons pu assister qu’à une seule conférence (par hasard en plus) qui fut une excellente surprise. Elle portait sur « écrire l’histoire en fiction », pourquoi et surtout comment. Etaient présents : Ayerdhal, Didier Daeninckx, Johan Heliot et Roger Martin, tous écrivains et/ou journalistes/essayistes relativement engagés. Chacun a présenté son travail et ses convictions, mais celui qui a sans conteste réussi à capté mon attention a été Roger Martin. En plus d’être un grand orateur, ce passionné de culture américaine a transmis au public toute la passion et l’amour de son métier qui l’animaient. J’ai acheté son dernier livre : Jusqu’à ce que mort s’ensuive qui parle d’ailleurs des massacres trop peu connus durant la seconde guerre mondiale des noirs américains intégrés à l’armé américaine et victimes d’un racisme violent.

Roger Martin a écrit d’autres essais et articles sur le racisme aux Etats-Unis et sa présentation m’a donnée envie d’en lire plus, donc je ne tarderais sans doute pas à me procurer quelques ouvrages de sa bibliographie.

Bref, une expérience trop courte qui nous a encouragé à revenir l’année prochaine pour plus de temps cette fois !

EDIT : Point de vue de mon accompagnatrice

Les escales du livre

En ce week end ensoleillé se tenait à Bordeaux une nouvelle édition des Escales du Livre à laquelle j’ai donc pu assister. Elle se trouvait d’ailleurs juste en face de mon IUT vu que ce dernier y participait en fournissant étudiants et matériel.

Cette manifestation ayant lieu tous les ans sur un week-end d’avril, réunit des professionnels du livre (libraires, écrivains, éditeurs, dessinateurs…) et organise diverses tables rondes et conférences sur des thèmes variés. Chacun peut y trouver son compte, de la littérature de jeunesse, en passant par la bande-dessinée et la littérature étrangères, beaucoup de genres sont représentés et proposent des animations et des débats constructifs et intéressants. Il y a également bien sûr des tentes pleines à craquer de livres et d’auteurs en dédicaces pour le bonheur des collectionneurs ou des biblivores, mais surtout pour le malheur de mon portefeuille.

Etant en période lourde de cours (encore) je n’ai pas pu assister à toutes les conférences, ni tout voir mais j’y ai quand même passé plusieurs heures et ai pu visiter toutes les sections ainsi que tenter une expérience intéressante organisée par le TNBA (le théâtre de Bordeaux) intitulée : « Quand l’espace s’efface ». Je suis ainsi entrée dans une toute petite pièce obscure où se trouvaient quatre « tableaux » qui s’animaient et révélaient de plus en plus d’espace (par trompe l’œil et jeux de lumière et miroirs) au fur et à mesure. Le rapport au livre se trouvait dans la prose poétique qui accompagnant le visiteur tout au long de son parcours.

Ceci fait, ce qui m’intéressait tout de même le plus était le débat autour des blogs BD qui se développent de plus en plus sur Internet (je vais essayer de mettre mes liens à jours prochainement pour en donner des exemples). Pas mal de dessinateurs connus des Internautes étaient présent dont : Boulet, Melaka, Miss Gally, Frédé, Pénélope etc… et la discussion en elle-même était très intéressante et bon-enfant (tout le monde était assis par terre, y compris les auteurs et j’ai pu être au premier rang). Plusieurs thèmes ont été abordés comme le droit d’auteur, la publicité, la gratuité, le rapport aux Internautes et aux commentaires laissés, le problème des scanlations pour l’édition… J’ai appris plus que je ne pensais sur la blogosphère et ce petit monde là en particulier qui ne cesse de grandir.

Personnellement en tout cas, les blogs BD m’ont fait connaître des auteurs dont je n’aurais jamais acheté les albums avant par manque d’éclairage et de connaissance de la production éditoriale. Car, force est de constatée que depuis que je m’y suis mise, ma connaissance du monde de la bande dessinée et plus spécifiquement de sa nouvelle vague a bien augmentée.

Et puis, cerise sur le gâteau, j’ai même obtenu deux dédicaces. :D
Celle d’Elvire que vous pouvez voir (et en prime, celle faite pour Célia)
Et celle de Boulet à voir ici (félicitation à ceux qui saisissent la référence)

La nuit sexuelle + exposition de la BNF

La bibliothèque de Mériadeck de Bordeaux (la très grande pour ceux qui ne situeraient pas) organise plusieurs conférences sur le thème de la censure en bibliothèque et a invité plus ou moins dans ce cadre l’écrivain Pascal Quignard jeudi dernier pour promouvoir son dernier livre La nuit sexuelle.

J’y suis allée sur les recommandations de plusieurs de mes professeurs (je ne connaissais pas du tout Pascal Quignard avant) et j’ai trouvé son intervention très interessante.
Son livre porte sur l’image originelle de la conception qui selon lui manquerait à notre âme et y créerait une part de nuit dont souvent nous n’avons pas conscience. Il a ainsi regroupé des peintures/estampes/dessins dites “indécents” traduisant cette part de nuit présente dans chaque individu. Chaque pièce est accompagné d’un texte original ou du commentaire d’un texte classique (les peintures que nous avons vu représentaient souvent des scènes de la mythologie qu’Ovide a relaté dans les Métamophoses).

Je vous remets ici son petit texte d’introduction.
Quand on sonde le fond de son coeur dans le silence de la nuit on a honte de l’indigence des images que nous nous sommes formées sur la joie. Je n’étais pas là la nuit oùj’ai été conçu. Une image manque dans l’âme. On appelle cette image qui manque ‘l’ origine’. Nous cherchons cette image inexistante derrière tout ce qu’on voit. Je cherche à faire un pas de plus vers la source de l’effroi que les hommes ressentent quand ils songent à ce qu’ils furent avant que leur corps projette une ombre dans ce monde. Si derrière la fascination, il y a l’image qui manque, derrière l’image qui manque, il y a encore quelque chose : la nuit’. (source : Evene)

Sur un thème proche, la BNF organise du 04/12 au 02/03 une exposition intitulée : L’Enfer de la bibliothèque, éros au secret. (interdite aux moins de 16 ans)
extrait de la page concernée : Pour le grand public contemporain, l’Enfer de la Bibliothèque s’entend comme une légende, un fantasme, le territoire majeur de l’interdit qui alimente en retour toutes les curiosités. Mais l’écart est grand entre ce mythe et la réalité. Aussi l’ambition de l’exposition que la BnF consacre à cette part obscure de ses collections consiste-t-elle à lever le voile sur la vérité de l’Enfer. Il convient d’abord de retracer l’histoire, pleine de surprises, de la constitution de ce lieu abstrait, mental – une « cote », un numéro de classement qui le désigne à la consultation « réservée » – où sont rassemblés textes et images réputés contraires aux bonnes mœurs. L’exposition propose un double parcours. L’un concerne l’histoire : comment l’Enfer s’est-il constitué au département des Imprimés et au département des Estampes ? Comment a-t-il évolué ? Le second propose une déambulation à travers le contenu de l’Enfer : quels sont les livres, les documents, les images que l’on a classés là ? Ces parcours à travers la littérature telle qu’elle n’est pas enseignée vont à la rencontre d’un monde imaginaire où les personnages obéissent à toutes les fantaisies du désir, où l’excès de la parole devient pamphlétaire et le discours politique, pornographique.

Comme je serai à Paris en janvier pour passer le concours de catégorie B, j’irai certainement y faire un tour. (vous pourrez lire mon compte rendu ici.)

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Introduction

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Vous trouverez ici des réactions à l’actualité culturelle, des comptes rendus de manifestations, des observations, éventuellement des critiques de livres.
Je tiens également à préciser que les opinions avancées ici n’engagent que moi et moi seule et que je suis bien sûre ouverte à la discussion dans les commentaires.

 

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