Archive pour juillet 2009

[lectures] Comment écrire de la SF et de la Fantasy et Personnages et points de vue (Orson Scott Card)

Comment écrire de la SF et de la Fantasy
Personnages et points de vue
Orson Scott Card

Comment écrire de la SF et de la Fantasy (présentation de l’éditeur)
Lorsqu’on est amateur de science-fiction et de fantasy, on a naturellement des histoires et des mondes plein la tête, l’on a très envie de raconter. Dans cet ouvrage, le célèbre écrivain Orson Scott Card partage son savoir et son expérience dans ces genres. Vous apprendrez, entre autres : ce que sont (et ne sont pas) la SF et la fantasy, selon quels critères, et si votre récit y appartient ; comment construire, peupler et dramatiser un univers crédible et attirant que vos lecteurs auront envie d’explorer ; comment utiliser les quatre grands types d’histoire (milieu, idée, personnage et événement) pour structurer un récit captivant ; quel est le marché de l’édition et comment se faire publier… Les connaissances et les compétences que vous obtiendrez grâce à cet ouvrage vous aideront à guider efficacement le lecteur dans votre imaginaire. Autant de clés utiles pour un scénariste, un auteur de fantasy, de SF ou même d’un autre genre littéraire.

Personnages et points de vue (présentation de l’éditeur)
Les personnages vivants et mémorables ne naissent pas, ils doivent être créés. Ce livre est une boîte à outils: leviers littéraires, burins, maillets, tenailles et pinces. Servez-vous-en pour extirper, dégager, arracher de bons personnages de votre mémoire, votre imagination et votre âme. Orson Scott Card explique en détail les techniques de création, de développement et de présentation des personnages, ainsi que l’utilisation du point de vue dans les romans et nouvelles. Avec des exemples précis, il passe en revue les choix narratifs – ceux qui vous permettront de créer des personnages de fiction si “réels que les lecteurs auront l’impression de les connaître aussi bien que des membres de leur propre famille. Vous apprendrez à. Définir des personnages par leurs actes et par leur “style personnel. Développer des personnages que les lecteurs aimeront – ou aimeront détester. Créer des personnages secondaires et des faire-valoir. Choisir le point de vue le plus efficace pour révéler les personnages et faire avancer le récit. Un ouvrage indispensable pour tous ceux qui ont déjà lu Comment écrire de la Fantasy et de la SF. Lu et apprécié autant par les amateurs que par les professionnels

Avis
Bon, ce n’est maintenant plus un secret pour personne, mais je suis très très fan d’Orson Scott Card, de son style, des thèmes qu’il aborde et sa façon de les traiter… enfin bref, je ne dirais pas non plus que je considère sacrée la terre sur laquelle il marche, mais on en est pas loin.
J’ai pourtant lu ces deux livres en étant cependant relativement sceptique. Je n’aime pas trop qu’un auteur se donne le droit de donner des leçons à d’autres, je trouve ça un peu présomptueux (et c’est un reste de ma culture française qui approche l’écriture comme un art sacré et non comme quelque chose qui s’apprend. Mais, je lutte !). mais, comme ils avaient déjà été cités une ou deux fois sur CoCyclics et qu’il s’agissait d’Orson Scott Card, je leur ai donné leur chance. Et bien, j’ai bien fait, comme quoi, il est toujours très facile de me faire changer d’avis.
Première constatation, les deux livres se lisent très vite et très facilement et deuxième constatation, on apprend plein de trucs ! Le talent d’Orson Scott Card réside dans le fait qu’il ne cesse de citer des œuvres cultes (livres, films, séries TV…) en référence, tout en en citant des passages. Les deux livres sont donc truffées de références en tout genre à Star Wars, Indiana Jones, Alien, Star Trek, Robin Hoob, Marion Zimmer Bradley etc… Ainsi, non seulement le lecteur ne se sent pas perdu, mais en plus il se sent compris par l’auteur, parce qu’il a l’impression de partager une culture commune avec lui.
Ensuite, Orson Scott Card soulève des points très intéressants et valides dans le processus de construction d’un roman ou de ses personnages. Pour cela, il se sert de son expérience de conférencier/professeur et rapporte différentes anecdotes qui rendent son essais vivant et très accessible. En bref, ce n’est jamais pompeux ou docte, bien au contraire.
Je ne suis pas forcément d’accord avec tout ce qu’il dit bien entendu (même parfois pas du tout), mais ces deux livres ont eu le mérite de me faire voir les choses avec un regard différent tout en m’en apprenant une centaine d’autre et en me fournissant une bibliographie conséquente de trucs à lire durant les prochaines années.
Je ne m’en plains pas du tout ! :D

Note : 4/5

Si vous avez aimé, vous aimerez :
Écriture (Stephen King)

[lectures] La porte des enfers (Laurent Gaudé)

La portes des enfer
Laurent Gaudé

Résumé (source : Evene)
C’est par une vengeance que commence l’histoire de ‘La Porte des Enfers’, puis par l’accident qui en est la cause. Au lendemain d’une fusillade à Naples, Matteo voit s’effondrer peu à peu toute sa raison d’être. Sa femme Giuliana disparaît. Lui-même s’enfonce dans la solitude et, nuit après nuit, à bord de son taxi vide, parcourt sans but les rues de la ville. Mais un soir il laisse monter en voiture un client étrange qui, pour paiement de sa course, lui offre à boire dans un minuscule café. Matteo y fera la connaissance du patron, Garibaldo, de l’impénitent curé don Mazerotti et surtout du professeur Provolone, personnage haut en couleur, aussi érudit que sulfureux, qui tient d’étranges discours sur la réalité des Enfers. Et qui prétend qu’on peut y descendre…

Avis
La porte des enfers est une ré-écriture du mythe d’Orphée et d’Eurydice, mais c’est avant tout un splendide récit d’amour filial sur le processus du deuil. Laurent Gaudé est un ancien prix Goncourt et, si je n’ai pas lu le livre primé, je sais en tout cas maintenant que ce Monsieur sait très bien écrire et jouer en virtuose avec l’expression des sentiments. Le livre se lit très vite et sans reprendre son souffle. On suit trois destins différents qui se croisent sans forcément se rejoindre, mais décrit avec une telle justesse et un tel réalisme parfois que le côté fantastique se fait presque oublier bien qu’il soit toujours présent. Inutile de dire d’ailleurs que ce côté là du miroir est également très bien traité. On s’attache aux personnages miteux et mythiques et c’est un vrai plaisir de respirer avec eux sur ces pages
En somme une très belle lecture !

Note : 8/10

[lectures] Kaboul Disco (Nicolas Wild)

Kaboul Disco 1 et 2 (Nicolas Wild)
La boite à bulles
Comment je ne me suis pas fait kidnapper en Afghanistan (tome 1)
Comment je ne suis pas devenu opioman en Afghanistan
(tome 2)

Résumé de l’éditeur
En 2005, Nicolas Wild, dessinateur de bande dessinée sans domicile fixe, trouve à la fois un plan squat et un boulot. Seulement c’est un peu loin : à Kaboul, dans un Afghanistan encore instable après la guerre.

Voilà donc ce jeune insouciant transporté dans une capitale en crise, chargé de dessiner une adaptation de la constitution afghane, puis de travailler sur la campagne de recrutement de l’armée. Il devient dès lors un observateur privilégié de la reconstitution hésitante du pays tout en menant la drôle d’existence des expatriés occidentaux à Kaboul. Il sent progressivement naître un fort attachement pour ce pays où il décide, malgré les risques de prolonger son contrat.

Un regard ironique et pertinent sur les réalités de ce pays au cœur de l’actualité.

Avis
Cette BD m’a au début fait penser à Persepolis, d’une part par son graphisme et son mode de narration, mais je me suis vite rendue compte que si la comparaison se tenait, l’œuvre en elle même n’en perdait pas son originalité et son caractère unique.
Nicolas Wild pose un regard d’occidental sur la culture Afghanne et sur le pays qu’il traverse. En se mettant en scène, il créé un personnage réaliste qui n’est cependant pas dépourvu de défauts, ce qui rend l’identification possible et facile.
On apprend beaucoup en lisant Kaboul Disco. On apprend sur l’histoire du pays, mais aussi sur sa culture et la position que l’occident y prend. Nicolas Wild ne juge pas vraiment, mais il montre beaucoup avec bien évidement une certaine subjectivité mais sans en faire trop.
Les deux tomes sont également très drôles et agréables à lire. On ne plonge pas dans le glauque, le pathétique ou le polémique, pas du tout. Cette BD est un récit de voyage, rien de plus, ni de moins, si ce n’est qu’elle est sacrément bien faite.

Si vous avez aimé, vous aimerez :
Persepolis et Poulet au prunes (Marjane Satrapi)
Chroniques Birmanes (Guy Delisle)
France Info 1987 – 2007 20 ans d’informations mises en BD

Bilan : juin

Ce mois-ci, j’ai lu :
- Pleins de mangas !  On a eu un arrivage à la bibli ! :D A retenir : Yotsuba et l’anthologie de nouvelles d’Otomo.
- 1 livre 1/2 (j’ai une petite période de creu)

  • Le feu de dieu (Pierre Bordage): 3/5
  • Jesus Vidéo(Andreas Eschbach) : en cours

Ce mois ci j’ai vu
- Les deux saisons de la Flander’s Company et la saison 1 de Krod Mandoon and the flaming sword of fire.
- 11 films

  • 2001 l’odyssée de l’espace : j’ai rien compris
  • Alien 3 (4/5)
  • La panthère rose (version récente)(2/5)
  • Soyez sympas rembobinez (3/5)
  • Bad Boys : bof
  • Terminator 3 : bof bof
  • Terminator Renaissance : 4/5
  • High Fidelity : 3/5
  • Total Recall : 2,75/5
  • Jeux de pouvoirs : 5/5
  • Goodbye Lenin : 5/5


Introduction

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Vous trouverez ici des réactions à l’actualité culturelle, des comptes rendus de manifestations, des observations, éventuellement des critiques de livres.
Je tiens également à préciser que les opinions avancées ici n’engagent que moi et moi seule et que je suis bien sûre ouverte à la discussion dans les commentaires.

 

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