Adolescence
Ha ! Ha ! Lorsque j’ai commencé à me faire un vrai goût littéraire.
Jonathan Livingston le goéland (Richard Bach)

C’est pour moi, ce que le Petit Prince est à beaucoup d’autre. Jonathan Livingston m’a appris que, même quand tout indique que quelque chose est impossible, si on le veut vraiment et qu’on se défonce assez, on finit par l’avoir. Je suis extrêmement reconnaissante à ce bouquin pour cette leçon qui me sert toujours.
Je l’ai relu récemment et j’ai été frappé par la dimension un peu mystico-religieuse de la fin (accession à l’au delà, blablabla, le vol comme une religion etc…). Je pense être passée totalement à côté lorsque je l’ai lu pour la première fois à 12/13 ans.
Ce que j’ai retenu par contre, c’est une ligne philosophique dont je ne déroge pas encore aujourd’hui : Exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être.
Lola et quelques autres (Regine Deforges)

Hu. Mon premier livre érotique nostalgie. Bref, j’avais 13 ans et je venais de finir la Bicyclette bleue où et bah, y avait des passages cochons quand même (pour la gamine que j’étais en tout cas). Du coup, à la bibliothèque, je lorgnais sur les autres livres de l’auteur. Seulement voilà, en lisant le résumé, nul doute ne s’offrait à moi : c’était bien là des livres érotiques. Je voulais les prendre, mais plusieurs problèmes se posaient à moi :
Premièrement, il était impensable que mes parents le sachent (la honte quoi!)
Deuxièmement, mais comment j’allais faire passer ça devant la bibliothécaire ?!
J’ai hésité longtemps et puis, j’ai glissé ce livre là sous mon pull, j’ai rentré le ventre et j’ai quitté la médiathèque le rouge aux joues. Et là, vous êtes tous : Haaaaaannnnnn t’as volé à la médiathèque !! Et là, je réponds : NON ! J’ai toujours tout ramené et rangé consciencieusement dans les rayons ! Beaucoup d’autres ont suivi après, ce premier moment de transgression garde toujours une saveur particulière. Maintenant, quand j’achète un bouquin de ce genre, je regarde la caissière droit dans les autres et parfois nous échangeons un regard entendu.
Oh et puis, à la médiathèque, c’est moi qui les achète. La boucle est bouclée ! (maintenant j’attends l’ado qui va les cacher sous son pull aussi… je regarde toujours!)
Farenheit 451 (Ray Bradbury)

Le livre qui est à l’origine de ma vocation et de mon amour pour les mondes post-apocalyptiques. Je pense aussi que c’est bien ma première incursion dans le monde de la science-fiction/anticipation. Ce roman m’a énormément marqué et je l’ai relu plusieurs fois. Il m’a mis un tel coup de poing dans l’estomac qu’encore maintenant, à chaque fois que j’en parle, j’ai envie de le relire.
Le parfum (Patrick Süskind)

Relu également de multiples fois. Au niveau style, ce livre représente pour moi un idéal. C’est un des premiers livres où j’ai pu me dire : Wow, c’est vachement bien écrit ! Il y a de la musicalité dans les mots de Süskind, mais aussi beaucoup de sensualité et de métaphore. C’est également un grand conteur qui nous tient en haleine constante sur le fil ténu séparant le merveilleux/horrible de la réalité crue. La scène finale du livre a été un énorme choc. J’ai été incapable de réfléchir à autre chose pendant plusieurs jours après ça et il me semble qu’après ça, j’ai commencé à écrire.
La nuit des enfants rois
J’en ai déjà parlé ici il y a peu, alors je ne vais pas m’étendre de nouveau. J’ai adoré ce livre pour son histoire qui rassemblait un peu tous les thèmes que j’aime voir abordés dans un roman et même dix ans plus tard, il n’a rien perdu de sa magie.
Harry Potter (JK Rowling)

Parce que c’est le livre qui m’a donné assez envie pour que je me mette à l’anglais et m’a fait découvrir tout un monde sur Internet que je ne soupçonnais pas (les fandoms taadaaaaaaa) !
On peut dire ce qu’on veut de Rowling, de son écriture, de sa caractérisation, de son épilogue etc… mais cette femme a quand même réussi à tenir en haleine plusieurs millions de personnes, quelque soit leur âge ou leur milieu social, sur 7 volumes. Son monde se tient, ses personnages sont construits, sa langue, sans être exceptionnelle est abordable par tous et fluide.
J’ai commencé à lire Harry Potter au collège et, je me souviens bien avoir lu les 4 premiers tomes en français, en trois nuits. Après ça, j’étais bien embêtée parce qu’il fallait attendre ! Lorsque le 5 est sorti en anglais quelques mois plus tard, je l’ai acheté. J’ai mis presque un an à le lire en entier. Ce fut donc laborieux. J’ai lu le 6e volume en 3 mois et le 7e en 3 jours et ce uniquement parce que je me forçais à aller lentement.
Harry Potter m’a fait rêver et je prends toujours autant de plaisir à relire certains volumes. Parce que bon, maintenant je les ai tous en anglais bien sûr. (je me referais peut-être un marathon HP cet été d’ailleurs…)
Sang d’encre/ Contes de la fée verte/Self made man (Poppy Z. Brite)

Comme toute ado basique, j’ai eu ma période pseudo-gothique vers 15 ans. Je m’habillais en noir, je portais du vernis à ongle noir, j’écoutais Nightwish, j’apprenais Baudelaire et Rimbaud par cœur et un de mes rêves était de posséder des super boots à sangles et une jupe de style victorien. Bon, ça m’a passé, mais cette période m’a fait plongé un petit peu dans le monde de la littérature underground. J’ai trouvé ça fascinant. Je n’avais jamais lu de chose aussi décadente avant !
Oh, bien sûr, j’ai lu les Anne Rice, mais bizarrement, à l’époque, ça a eu moins d’impact sur moi.
Par contre, même si je possède ces livres, je ne sais pas si je les relirais. Ils ont accompagné une partie de mon adolescence et j’en conserve pour eu une affection particulière, mais j’ai peur d’être déçue à la relecture. Par contre, je me relirais bien les Anne Rice.
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