Archive pour mai 2009

Références obscures

Si tout était aussi simple, ce serait super cool ! :)

[lectures] Spin (Robert Charles Wilson)

Spin
Robert Charles Wilson
Denoël


Histoire (résumé de l’éditeur)
Une nuit d’octobre, Tyler Dupree, douze ans, et ses deux meilleurs amis, Jason et Diane Lawton, quatorze ans, assistent à la disparition soudaine des étoiles. Bientôt, l’humanité s’aperçoit que la Terre est entourée d’une barrière à l’extérieur de laquelle le temps s’écoule des millions de fois plus vite. La lune a disparu, le soleil est un simulacre, les satellites artificiels sont retombés sur terre. Mais le plus grave, c’est qu’à la vitesse à laquelle vieillit désormais le véritable soleil, l’humanité n’a plus que quelques décennies à vivre…
Qui a emprisonné la terre derrière le Bouclier d’Octobre? Et s’il s’agit d’extraterrestres, pourquoi ont-ils agi ainsi ?
Spin est le roman le plus ambitieux de Robert Charles Wilson à ce jour. Une ambition récompensée en septembre 2006 par le prix Hugo, la plus haute distinction de la science-fiction.

Avis
Spin a été une de mes lectures les plus frappantes et les plus fascinante de cette première moitié d’année 2009 ! Je l’ai déjà dit il me semble, mais je suis relativement novice en matière de SF. Je n’en lis vraiment que depuis 2 ans environ et comme mes lectures sont relativement variées, je ne lis bien sûr pas que ça. Je me heurte ainsi souvent en matière de SF à des livres que je laisse de côté pour plus tard parce qu’ils me sont inaccessibles pour l’instant (trop compliqués, trop de références pour moi complètement obscures…). Spin ne fait pas partie de ceux là. Il s’agit bien évidement d’un roman de SF avec de grosses théories scientifiques complexes mais ces dernières restent accessibles au profane (par l’intermédiaire du personnage principale qui est tout aussi inculte que nous et grace à un style d’écriture simple et efficace). De plus, il ne s’agit pas seulement d’un roman de SF, loin de là. Spin nous décrit aussi le destin de la dernière génération d’une humanité promise à la destruction, d’une manière que nous oblige à compatir et à partager les espoirs et déceptions des personnages, personnages tellement réels qu’on vit avec eux pendant le temps de la lecture. Le soin apporté aux personnages et à leurs relations entre eux, mais aussi avec le monde qui les entoure fait sortir ce roman du lot des romans de SF que j’ai pu lire jusqu’ici (exception faite d’Ender). Je l’ai ainsi presque plus perçu comme une fresque sociale et une étude psychologique que comme un pur roman de SF et il m’aura donné très envie de lire d’autres choses de cet auteur là !

Note : 5/5

Imaginales (Epinal) du 14 au 17 mai 2009

Ce week-end  (enfin, depuis jeudi déjà), j’étais aux Imaginales à Epinal avec Célia (voir son compte rendu aussi pour la complémentarité) et Anne, une autre amie qui nous a rejoins là-bas ! J’attendais avec impatience ces quatre jours pour pouvoir profiter pleinement de ce festival dédié aux littératures de l’imaginaire.
Pour expliquer un petit peu, il s’agit avant tout d’un ensemble de petites conférences sur des thèmes variés qui permettent de rencontrer des auteurs et d’entendre parler de leurs œuvres (on peut ensuite aller les acheter et se les faire dédicacer). Pour vous faire une idée de la programmation, vous pouvez aller .
J’avoue être une grande fan de ce genre de conférences ! Sans doute que ça me rappelle la fac, sans l’obligation de prendre des notes avec le partiel à la fin. Du coup, j’ai assisté à pas mal d’entre elles.

Petit compte rendu :
Le jeudi :
- 16h : Histoire de filles
Cette conférence avait pour but de parler de l’écriture au féminin et des personnages féminins en général. Je n’ai personnellement rien appris de vraiment nouveau (pour certaines c’est plus dur d’écrire des femmes et pour d’autres non et ça n’a pas véritablement d’explication rationnelle), mais j’ai été séduite par la personnalité et la présentation du roman de Maïa Mazaurette (son blog qui parle plus de choses liées au sexe et à l’érotisme que de fantasy et de science-fiction, mais qui reste très intéressant) que je compte bien lire (Dehors, les chiens, les infidèles).
- 17h : Il était une fois une autre galaxie, la science fiction, fait-elle toujours rêver
L’avenir de la science-fiction aujourd’hui. Déjà nettement plus intéressant pour moi. Je ne suis pas spécialement au fait de l’histoire de la SF et cette conférence m’a appris des choses. Le débat sur qu’est-ce qui fait rêver en SF entre les auteurs (entre autre Pierre Bordage, qui est un très bon orateur) était facile à suivre et à soulevé des questions cruciales pour le renouveau du genre. Affaire à suivre ?
- 18h : Nations, communautés, tribus et castes
Découverte de l’auteur : David Anthony Durham et de son livre Acacia (son blog ) ! Je ne l’ai pas acheté, mais je compte bien le lire dans un futur plus ou moins proche. Sinon, la conférence en elle-même m’a fait réfléchir sur ma propre écriture (oué, des fois j’écris) et j’ai maintenant un nouveau clan et cinq nouveaux personnages… Wouhou !

Le vendredi
- 10h : Les maîtres de la peur
Découverte de Sire Cédric. Alors, oui, j’avoue, j’avais de gros à-priori à cause de son look (son site officiel) et du personnage en lui-même. Mais, je dois avouer avoir été très agréablement surprise. C’est un bon orateur, très humble et accessible et très intelligent dans son discours (il a beaucoup de références et sait être cohérent). Il refuse les étiquettes et sait très bien se vendre. Je n’ai pas lu ce qu’il écrit, donc je ne peux pour l’instant pas juger, mais dans un sens, je trouve que c’est déjà un bel exploit de sa part de m’avoir donné envie d’essayer.
- 11h : L’imaginaire européen
Découverte de deux auteurs pour moi totalement inconnus ! Adriana Lorusso et Andrzej Sapowski.
La première est d’origine italienne, mais parfaitement francophone. Célia a acheté le premier tome de son roman Ta-Shima présenté aux Imaginales, qui est un space Opéra. Très accessible aussi et vraiment très gentille avec nous lorsque nous sommes allée la voir. Je ne l’ai pas encore lue, mais je fais relativement confiance aux goûts de Célia et vu comme elle était plongée dedans… j’ai peu de doutes sur la qualité du roman.
Le second est polonais et c’est un spectacle vivant à lui tout seul. Plein d’humour et de franchise, c’est le premier dans ce festival à m’avoir fait franchement rire. Il a parlé de ses expériences et de son vécu d’écrivain avec une sincérité sans doute tintée d’exagération qui mettait du baume au cœur. Il m’a donné envie d’acheter au moins un de ses recueils de nouvelles alors que je ne suis plus trop dans une période fantasy.
14h : Rencontre avec Andrzej Sapkowski
Encore plus drôle et très agréable ! Chapeau d’ailleurs au traducteur !
15h : A ne pas mettre entre toutes les mains : quand l’imaginaire bouscule
Les livres qui choquent et les auteurs qui cherchent (ou non) à choquer, ce qui leur pose parfois des problèmes. Bien sûr, Ayerdhal était là ce qui a rendu tout de suite la conférence très vivante.
18h : Comment se faire éditer
Sans doute intéressant pour de jeunes auteurs ne connaissant rien du monde de l’édition. Je n’ai par contre rien appris de neuf et sommes toute c’est resté relativement déprimant (mais bon, on le savait que se faire éditer c’était une sorte de chemin de croix).
21h : Slowing Apocalypse : Un hommage musical à J.G Ballard.
Quand on connait l’œuvre de Ballard (Crash, L’Empire du soleil, Millenium People…) ne serait que parce qu’on en a entendu parler, on sait qu’un spectacle qui lui est dédié ne pourra qu’être un peu particulier. Ce fut le cas, mais en tant que novice à l’univers, j’ai trouvé le tout très accessible mine de rien et vraiment bien fichu. Une vraie performance pour les musiciens et la personne lisant les textes.
Ah et puis, ça m’a convaincu qu’il fallait que je vois Alien aussi.

Samedi
10h : Tous les sorciers ne s’appellent pas Harry
Là non plus, rien de vraiment neuf, à part que j’ai vraiment envie de lire Acacia de Dhuram.
11h : 1984 : George Orwell a 60 ans
Sachant que 1984 est un de mes livres cultes, il fallait que j’y aille. Il y a bien sûr eu des parallèles avec l’actualité (Hadopi ? Qui a dit Hadopi ?) et des débats très intéressants autour de l’actualité de l’œuvre justement.
15h : Leur toute première fois, lorsqu’un éditeur leur a dit oui !
Bien plus intéressante que la conférence sur se faire éditer ! Enfin du ressenti d’auteurs et des expériences personnelles ! Enfin un peu d’espoir au bout du tunnel ! J’ai aussi particulièrement apprécié qu’il y ait une illustratrice présente lors de cette table et qu’elle partage son vécu un peu différent de celui des romanciers.
Et, comme le dit si bien Jean-Claude Dunyach, les premières fois, sont rarement les meilleurs, ce sont celles qui suivent qui comptent !
16h : Salut les monstres
Une conférence qui m’aura fait acheter mon premier livre : une anthologie sur le thème de l’Identité (et y a un texte d’Orson Scott Card dedans, alors aussi, forcément…). C’est le texte de Sylvie Miller lu en partie pour nous qui m’a décidé. Une histoire pleine d’humour, mais aussi d’une réalité qui n’a rien de drôle. Finalement, comme cela a été dit et répété, nous sommes tous le monstre de quelqu’un.
17h : Utopod
Utopod est une initiative originale qui m’a beaucoup plu et beaucoup inspirée pendant ces Imaginales (to be continued). Il s’agit d’un podcast gratuit auquel on peut s’abonner pour entendre  des textes d’auteurs publiés lus et mis en scène vocalement.
J’adore et admire le concept ! :D Et je le recommande chaudement !
18h : L’histoire, c’est du sang et des larmes
Là, je commençais à fatiguer sévèrement, mais j’ai un petit faible pour les romans utilisant l’histoire ou des faits historiques. J’ai donc résisté à l’envie de m’endormir sur ma chaise. Au final, je n’ai retenu que l’analyse sur le choix de la langue d’écriture en fonction de l’époque du roman. Une des auteurs (je n’ai pas retenu son nom) a ainsi écrit tout son récit en vieux français retravaillé… Je ne pense pas lire son livre, mais je salue l’effort !
21h : Farenheit 451 : Spectacle théâtral d’après Ray Bradbury
Une adaptation d’un de mes livres cultes ! Forcément, je me devais d’y aller ! Je voulais absolument voir ce que cela pouvait donner et je n’ai pas été déçue. Bien entendu, tout n’était pas parfait, mais le texte était bien rendu et j’ai maintenant très très envie de relire le livre !

Dimanche
11h : Et Dieu dans tout ça ? Foi, (in)tolérance et fanatisme
Très très interessant, surtout si comme moi le sujet vous fascine ! La place de Dieu et des croyances dans la fantasy et dans la SF est très importante et entendre les auteurs s’exprimer la dessus m’a littéralement captivée. D’ailleurs, j’ai acheté deux livres en sortant de la conférence ! (dont un de Pierre Bordage qui m’a fait une très gentille dédicace).
15h : L’imaginaire c’est aussi la BD
Alors, forcément, une conférence où il y a Boulet, on y va ! Très chouettes interprétations sur le rôle de l’image et de la représentation graphique !
16h : Le grand retour des anthologies
Je n’avais pas prévu de faire celle là, mais finalement, j’avais la flemme de bouger mes fesses pour aller faire un tour du côté des mythologies. Et bien, en fait, ce fut une des conférences les plus instructives en matière de fonctionnement et de mécanismes de l’édition.

Quelques 19 conférences en quatre jours… Autant vous dire que mon cerveau en bouillonne encore ! Et d’ailleurs, il en ressortira sûrement quelque chose !
Ceci dit, même si ça a l’air difficile à croire comme ça, j’ai aussi fait d’autres choses ! Si, si. J’ai entre autre récupéré une dédicace très très jolie de Boulet, mais surtout, j’ai rencontré les gens de CoCyclics, ce qui fut non seulement très sympathique, mais aussi instructif !
Tout d’abord, qu’est ce que c’est que CoCyclics ? Et bien, c’est un forum de beta-lecture de SF/Fantasy/Fantastique qui est tenu et animé par tous ses membres. Il existe depuis 3 ans maintenant je crois et fait vraiment un travail formidable, si bien que l’action combinée de toutes ces personnes permet non seulement de rendre les textes meilleurs, mais est en train également de devenir un gage de qualité dans le milieu de l’édition. Bien sûr, ça n’en est qu’aux débuts, mais quels débuts prometteurs !

Bref, un festival très forts en tout point de vus ! Vivement l’année prochaine qu’on y retourne !

Petite info en passant

Suite à quelques démélés avec Free (j’ai été piratée chez eux trois fois en 6 mois), j’ai décidé de me procurer un petit bout d’espace personnel sur la toile ainsi qu’un nom de domaine pour mon portail pro.

Ca m’a demandé un peu de temps de le mettre à jour, mais vous pouvez le voir là : http://scribamanent.fr
En prime, j’ai rajouté la majorité des photos prises lors de mes voyages ! :)

Bilan : avril

(deux posts en une journée ! Wouhou !)
Ce mois-ci, j’ai lu :
- 3 BD

  • France Info 1987 – 2007 20 ans d’informations mises en BD : 4/5
  • Chroniques Birmanes (Guy Delisle) : 5/5
  • V pour Vendetta (Alan Moore et David Lloyd) : 5/5

-  5 livres

  • Comment écrire de la Fantasy et de la SF (Orson Scott Card) : 5/5
  • Le piano absolu (Lang Lang): 3.5/5
  • Fiskadoro (Denis Johnson) : … j’ai rien compris, ça demande une seconde lecture
  • Royaume désuni (James Lovegrove) : 3/5 si c’était prévu comme une parodie, sinon bien moins.
  • Personnages et points de vues (Orson Scott Card) : 5/5

Ce mois ci j’ai vu :
- Peu d’épisodes de séries TV finalement, mais je me suis quand même fait la saison 1 de Futurama ! (vive le streaming) et le nouvel épisode de Doctor Who ! (et j’ai revu quelques épisodes de Black Books, qui est une des meilleurs séries du monde).
- 13 films (mais j’ai aussi revu Hot Fuzz et Shaun of the dead et c’était bien !)

  • She’s so lovely : (2.5/5)
  • Gadjo Dilo : (3/5)
  • Frost/Nixon : (4/5)
  • Chéri (2.5/5)
  • Ponyo (5/5)
  • Across the Universe (4/5)
  • Lord of war (3/5)
  • Joyeuses funérailles (5/5)
  • OSS117 (3/5)
  • L’empire du soleil (5/5)
  • Penelope (4/5)
  • Rocky 1 (4/5)
  • Rocky 2 (3.5/5)

Les livres qui marquent 3/3

Passage à l’âge adulte
Bon, alors là, forcément, il y en a bien moins, vu que je suis en plein dedans (ho, ho, je fête mes 24 ans dans moins d’un mois), mais il faut bien en parler quand même !

Le métier de bibliothécaire
Ah bah oui. Ce livre a été mon livre de chevet durant des années voire carrément mon oreiller et, j’irais même jusqu’à dire que je l’ai quasiment appris par cœur. Mon exemplaire est tellement surligné et annoté de partout que je ne pourrais jamais le revendre, même si je le voulais.
Je pense de toute façon que je le garderai toute ma vie. Il a une valeur sentimentale. C’est le premier vrai bouquin sur les bibliothèques que j’ai jamais acheté et il a marqué le début de mon apprentissage du métier et de mes révisions pour les concours (je cherche d’ailleurs toujours une titularisation sympa sur un poste de bibliothécaire… Hum.).

La route (Cormac McCarty)

J’en ai déjà parlé ici et ceux qui me connaissent et m’ont entendu en parler savent que ce livre, que j’ai attendu pendant plusieurs mois, a été pour moi une véritable claque. Je ne sais plus où j’en ai entendu parler en premier… Peut-être dans Mad Movies ou sur The Best Place lorsque j’ai commencé à le suivre, mais alors où que ce soit, je leur en suis incommensurablement reconnaissante.
J’ai tout aimé de ce livre. L’écriture haché et fractionnée, haletante, qui sert magnifiquement le rythme très fort de l’histoire, la puissance de la voix des personnages, le fol espoir qui côtoie l’horreur la plus totale d’une humanité retournée à la barbarie la plus primaire… J’en suis déjà à ma seconde relecture et c’est toujours aussi fort !
Je pense donc que celui là restera longtemps dans ma liste de livres cultes.

Le cycle d’Ender (Orson Scott Card)

Mon gros gros coup de cœur de l’année 2008 ! Recommandé chaudement par Anne avec qui je partage beaucoup de préférences au niveau de la lecture, je l’ai commencé l’année dernière alors qu’elle m’accueillait gentiment chez elle en juillet ! J’ai trouvé dans ce livre – spécialement dans le premier volume – tout ce que je recherchais en science-fiction (en genre très nouveau pour moi à ce moment là ; ça l’est toujours un peu d’ailleurs). J’ai depuis lu pas mal de choses du monsieur et mon admiration pour lui n’a fait qu’augmenter et bon… je ne dirais pas non plus que je célèbre chacune de ses paroles mais… un petit peu quand même.
Je n’avais pas ressenti autant de respect et d’admiration pour un auteur depuis Patrick Süskind et Ray Bradbury ! Ce qui remonte à bien 10 ans quand même.
Fort heureusement, il m’en reste pas mal à lire de lui, donc j’ai encore de la marge avant de m’être fait son entière bibliographie.

Les livres qui marquent 2/3

Adolescence
Ha ! Ha ! Lorsque j’ai commencé à me faire un vrai goût littéraire.

Jonathan Livingston le goéland (Richard Bach)


C’est pour moi, ce que le Petit Prince est à beaucoup d’autre. Jonathan Livingston m’a appris que, même quand tout indique que quelque chose est impossible, si on le veut vraiment et qu’on se défonce assez, on finit par l’avoir. Je suis extrêmement reconnaissante à ce bouquin pour cette leçon  qui me sert toujours.
Je l’ai relu récemment et j’ai été frappé par la dimension un peu mystico-religieuse de la fin (accession à l’au delà, blablabla, le vol comme une religion etc…). Je pense être passée totalement à côté lorsque je l’ai lu pour la première fois à 12/13 ans.
Ce que j’ai retenu par contre, c’est une ligne philosophique dont je ne déroge pas encore aujourd’hui : Exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être.

Lola et quelques autres (Regine Deforges)

Hu. Mon premier livre érotique nostalgie. Bref, j’avais 13 ans et je venais de finir la Bicyclette bleue où et bah, y avait des passages cochons quand même (pour la gamine que j’étais en tout cas). Du coup, à la bibliothèque, je lorgnais sur les autres livres de l’auteur. Seulement voilà, en lisant le résumé, nul doute ne s’offrait à moi : c’était bien là des livres érotiques. Je voulais les prendre, mais plusieurs problèmes se posaient à moi :
Premièrement, il était impensable que mes parents le sachent (la honte quoi!)
Deuxièmement, mais comment j’allais faire passer ça devant la bibliothécaire ?!
J’ai hésité longtemps et puis, j’ai glissé ce livre là sous mon pull, j’ai rentré le ventre et j’ai quitté la médiathèque le rouge aux joues. Et là, vous êtes tous : Haaaaaannnnnn t’as volé à la médiathèque !! Et là, je réponds : NON ! J’ai toujours tout ramené et rangé consciencieusement dans les rayons ! Beaucoup d’autres ont suivi après, ce premier moment de transgression garde toujours une saveur particulière. Maintenant, quand j’achète un bouquin de ce genre, je regarde la caissière droit dans les autres et parfois nous échangeons un regard entendu.
Oh et puis, à la médiathèque, c’est moi qui les achète. La boucle est bouclée ! (maintenant j’attends l’ado qui va les cacher sous son pull aussi… je regarde toujours!)

Farenheit 451 (Ray Bradbury)

Le livre qui est à l’origine de ma vocation et de mon amour pour les mondes post-apocalyptiques. Je pense aussi que c’est bien ma première incursion dans le monde de la science-fiction/anticipation. Ce roman m’a énormément marqué et je l’ai relu plusieurs fois. Il m’a mis un tel coup de poing dans l’estomac qu’encore maintenant, à chaque fois que j’en parle, j’ai envie de le relire.

Le parfum (Patrick Süskind)

Relu également de multiples fois. Au niveau style, ce livre représente pour moi un idéal. C’est un des premiers livres où j’ai pu me dire : Wow, c’est vachement bien écrit ! Il y a de la musicalité dans les mots de Süskind, mais aussi beaucoup de sensualité et de métaphore. C’est également un grand conteur qui nous tient en haleine constante sur le fil ténu séparant le merveilleux/horrible de la réalité crue. La scène finale du livre a été un énorme choc. J’ai été incapable de réfléchir à autre chose pendant plusieurs jours après ça et il me semble qu’après ça, j’ai commencé à écrire.

La nuit des enfants rois
J’en ai déjà parlé ici il y a peu, alors je ne vais pas m’étendre de nouveau. J’ai adoré ce livre pour son histoire qui rassemblait un peu tous les thèmes que j’aime voir abordés dans un roman et même dix ans plus tard, il n’a rien perdu de sa magie.

Harry Potter (JK Rowling)

Parce que c’est le livre qui m’a donné assez envie pour que je me mette à l’anglais et m’a fait découvrir tout un monde sur Internet que je ne soupçonnais pas (les fandoms taadaaaaaaa) !
On peut dire ce qu’on veut de Rowling, de son écriture, de sa caractérisation, de son épilogue etc… mais cette femme a quand même réussi à tenir en haleine plusieurs millions de personnes, quelque soit leur âge ou leur milieu social, sur 7 volumes. Son monde se tient, ses personnages sont construits, sa langue, sans être exceptionnelle est abordable par tous et fluide.
J’ai commencé à lire Harry Potter au collège et, je me souviens bien avoir lu les 4 premiers tomes en français, en trois nuits. Après ça, j’étais bien embêtée parce qu’il fallait attendre ! Lorsque le 5 est sorti en anglais quelques mois plus tard, je l’ai acheté. J’ai mis presque un an à le lire en entier. Ce fut donc laborieux. J’ai lu le 6e volume en 3 mois et le 7e en 3 jours et ce uniquement parce que je me forçais à aller lentement.
Harry Potter m’a fait rêver et je prends toujours autant de plaisir à relire certains volumes. Parce que bon, maintenant je les ai tous en anglais bien sûr. (je me referais peut-être un marathon HP cet été d’ailleurs…)

Sang d’encre/ Contes de la fée verte/Self made man (Poppy Z. Brite)

Comme toute ado basique, j’ai eu ma période pseudo-gothique vers 15 ans. Je m’habillais en noir, je portais du vernis à ongle noir, j’écoutais Nightwish, j’apprenais Baudelaire et Rimbaud par cœur et un de mes rêves était de posséder des super boots à sangles et une jupe de style victorien. Bon, ça m’a passé, mais cette période m’a fait plongé un petit peu dans le monde de la littérature underground. J’ai trouvé ça fascinant. Je n’avais jamais lu de chose aussi décadente avant ! :D Oh, bien sûr, j’ai lu les Anne Rice, mais bizarrement, à l’époque, ça a eu moins d’impact sur moi.
Par contre, même si je possède ces livres, je ne sais pas si je les relirais. Ils ont accompagné une partie de mon adolescence et j’en conserve pour eu une affection particulière, mais j’ai peur d’être déçue à la relecture. Par contre, je me relirais bien les Anne Rice.


Introduction

Bienvenue sur Intercal{Air}e.

Vous trouverez ici des réactions à l’actualité culturelle, des comptes rendus de manifestations, des observations, éventuellement des critiques de livres.
Je tiens également à préciser que les opinions avancées ici n’engagent que moi et moi seule et que je suis bien sûre ouverte à la discussion dans les commentaires.

 

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