Archive pour avril 2009

Les livres qui marquent 1/3

Contrairement à Célia, je n’ai été influencée par le cinéma que sur le tard. Tout simplement parce que nous n’y allions pas beaucoup et que j’ai véritablement commencé à me faire culture ciné qu’après 18/20 ans.
Petite, je me suis construite avec les livres. J’ai toujours lu plus que la moyenne et il y a plusieurs ouvrages qui ont participé à me faire devenir ce que je suis maintenant.
Comme c’est un peu long, je vais diviser ça en trois posts : enfance, adolescence, âge adulte

Enfance

Ratus et l’edelweiss/Ratus aux sports d’hivers

Comme beaucoup de monde né au milieu des années 80, j’ai appris à lire avec Ratus au CP et au CE1.
J’aimais bien ça, mais que je ne faisais pas non plus de trop gros efforts. Pour je ne sais plus quelle raison, il m’arrivait de rester après l’école avec la maîtresse dans la salle de classe. Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de ça, mais je me rappelle très bien que ma place était près de la bibliothèque au fond de la classe et que si j’étais sage j’avais droit à des pâtes de fruits.
Dans les étagères, il y avait beaucoup de livres, mais je n’y prêtais pas vraiment attention, je préférais me raconter des histoires et puis, un jour, l’air de rien, la maîtresse m’a dit :
« Tu vois Marie, les livres à droite, c’est les livres pour les petits, tu peux te servir, n’hésite pas. Par contre, ceux à gauche, c’est pour les grands, c’est trop compliqué pour toi. »
Ca m’a profondément vexé. Du coup, j’ai bien évidement cherché à gauche et j’ai pris un Ratus Rouge (7/9 ans). Je l’ai lu et je me suis dit : Pfff, trop facile.
Au final, j’ai fini par lire à peu près toute la bibliothèque du fonds de la classe. C’est à ce moment là que j’ai développé mon goût de la lecture, mais aussi mon esprit de contradiction.

Les filles de Malory School (Enid Blyton)


Le livre que j’ai du relire le plus de fois dans ma jeune existence. Je pense même qu’on doit encore l’avoir à la maison au grenier.
Malory School est en fait une série de la bibliothèque rose, mais je n’ai jamais lu que le premier. En gros, c’est une sorte de club des cinq, sauf que ça se passe dans un pensionnat pour filles.  J’ai lu plus tard qu’il y avait eu toute une controverse en Amérique autour des rapports entre les jeunes filles de Malory  qui avait aboutit à ce que certaines écoles préférèrent retirer de leur étagères les Malory, les jugeant trop inclinés vers l’homo-érotisme. Ouais… enfin, j’ai pas de souvenirs précis concernant ce sujet là, mais du coup ça me donne envie de le relire pour voir ! :D
Je serais incapable de dire qu’est ce qui m’avait tant plu dans ce livre qui, somme toute, ne doit rien avoir de bien extraordinaire. Peut-être étais-je déjà sensible à l’ambiguïté des personnages ? (sujet que j’apprécie de voir traité dans les romans que je lis encore aujourd’hui). Mais, à la réflexion, je pense qu’une grosse partie de ma fascination venait du fait que chaque personnage se révélait différent de la première impression que le lecteur se faisait de lui. Il y avait un jeu de miroir assez intéressant et élaboré pour un roman pour enfant. Encore aujourd’hui, j’aime les personnages doubles et complexes. ^^ (bon, alors je ne dirais pas que Malory School, c’était très complexe non plus, mais les personnages n’avaient pas qu’une épaisseur.).
Ah et puis, il y avait une super scène de préparation de fraises à la crème qui me rappelait la comtesse de Ségur aussi (et c’est bon les fraises à la crème).

Robin des bois (Howard Pyle)

Le seul vrai Robin des bois pour moi (même si j’aime bien le dessin animé aussi.).
Robin des bois a été un de mes premiers amours littéraires. J’étais très éprise de Robin, quoi! Et je n’aimais pas Marianne, même si en fait, j’aurais bien voulu être comme elle, parce qu’elle avait super la classe ! C’est donc bien là que je me suis rendue compte, non pas que j’aimais les hommes en collant, mais que pour moi l’identification était très importante et aussi que j’avais un curieux intérêt pour les maisons suspendues dans les arbres ^^ (ça c’est retrouvé avec les Robinsons, Peter Pan et même Star Wars... d’ailleurs dans un de mes premiers écrits, il y avait des maisons dans les arbres).

Peter pan (James Matthew Barrie)

J’ai lu le livre avant de voir le dessin animé, mais après avoir vu Hook ! (et Hook, c’est bien!).
Peter Pan (le livre) m’a aidé à profiter de mon enfance, mais aussi à apréhender la notion de mort. En effet, Peter pan n’est pas seulement une œuvre sur le choix de grandir ou non, c’est aussi une histoire sur la peur de la mort (si on quitte l’enfance, on grandit, on devient adulte et on meurt). Il y aussi une très chouette thématique œdipienne Crochet/père de Wendy qui est d’ailleurs renforcée dans les adaptations par le fait que Crochet soit joué par le même acteur que le père justement.
Bref, il y a dans Peter Pan une richesse psychologique phénoménale que j’ai rarement retrouvée par la suite. J’en ai gardé un amour inconditionnel pour les figures d’enfants perdus, mais aussi une certaine fascination pour la cruauté enfantine.

Les Rouletabille :
le Mystère de la chambre jaune,  Le Parfum de la dame en noir, Rouletabille chez le tsar,  Les étranges nocves de Rouletabille et Le Crime de Rouletabille. (Gaston Leroux)


Bon, là, c’est facile, j’étais tout simplement amoureuse de Rouletabille (nan mais il est trop cool Rouletabille). Je m’identifiais très fort avec Ivana qu’il va finir par épouser ! Il a d’ailleurs avec elle une scène très jolie (et non dépourvue d’érotisme) lorsqu’il l’embrasse alors qu’ils sont enfermés dans un placard. J’avais recopié ce passage dans mon journal intime d’ailleurs !
Ceci dit, ce n’est pas mon passage préféré. Au début du second volume, on nous présente un Rouletabille enfant, qui grandit sans sa mère (il ne se rappelle que de son parfum). Il arpente les quais et récupère les oranges tombés des bateaux pour les revendre et se faire de l’argent de poche. Il ne peut jamais s’empêcher d’en manger au moins une pourtant et cette orange à toujours le goût d’un ailleurs qu’il ne peut pas atteindre et qui est donc teinté d’amertume.
Cette scène est d’une puissance phénoménale. En quelques mots, Gaston Leroux arrive à transmettre au lecteur un ensemble de sensations et de sentiments très puissants. Encore aujourd’hui, ces quelques paragraphes arrivent à me couper la respiration.
Ces romans ont été ma première incursion dans le monde des policiers et des livres à mystères ! J’ai enchainé ensuite avec tous les Agatha Christie et les Arsène Lupin. J’en garde un très bon souvenir et beaucoup d’affection pour tous les personnages.

Michel Strogoff (Jules Verne)


Mon roman préféré de Jules Verne !
J’ai beaucoup voyagé avec cet écrivain, mais jamais autant qu’avec Michel Strogoff dont j’étais bien sûre amoureuse aussi ! Et puis, ce que j’aime bien aussi avec Jules Verne, c’est que lorsqu’il écrit un roman d’aventure, il n’oublie jamais d’inclure des personnages féminins très forts et ma fois très sympathiques !
Il a aussi réussi à très bien retranscrire cette exagération et ce grandiose dans les comportements qui est typiquement russe. Lorsque je lis un roman russe, je ne peux pas m’empêcher de repenser à Michel Strogoff d’ailleurs.

Toute la série des milles ans de contes
Vous connaissez tous cette série de gros volumes remplis de contes du monde entier ! J’adorais ces livres !! Les contes n’y étaient pas édulcorés et j’ai appris beaucoup de choses grâce à ces livres et j’ai encore plaisir à lire les nouvelles éditions aujourd’hui ! (ha ha ! On en a à la bibliothèque !)

Voilà pour mon enfance ! J’aurais aussi pu vous parler des Signes de piste, du club des cinq etc… mais ils sont un peu plus accessoires. Et, c’est terrible, mais j’ai envie de tout relire !

[lecture] La nuit des enfants rois (Bernard Lenteric)

La nuit des enfants rois
Bernard Lenteric
Livre de poche

Histoire (résumé de l’éditeur)
Sélectionné parmi les meilleurs romans par toute la presse, La Nuit des enfants rois se déroule à toute allure, comme un merveilleux film, d’où l’on sort ébloui. Cela se passe, une nuit, dans Central Park, à New York : sept adolescents sont sauvagement agressés, battus, certains violés. Mais ces sept-là ne sont pas comme les autres : ce sont des enfants-génies. De l’horreur, ils vont tirer contre le monde une haine froide, mathématique, éternelle. Avec leur intelligence, ils volent, ils accumulent les crimes parfaits. Car ces sept-là ne sont pas sept : ils sont un. Ils sont un seul esprit, une seule volonté. Celui qui l’a compris, Jimbo Farrar, lutte contre eux de toutes ses forces. A moins qu’il ne soit de leur côté… Alors, s’ils étaient huit, le monde serait à eux et ce serait la nuit, la longue nuit, La Nuit des enfants rois.

Avis personnel
C’est avec beaucoup de plaisir, mais un peu d’appréhension aussi que j’ai ré-ouvert La Nuit des enfants rois, plus de 10 ans après l’avoir lu pour la première fois. Il faut dire que ce roman est un de mes préférés et qu’il m’en restait un très très bon souvenir. Cependant, les goûts changent entre 13 et 23 ans, donc j’avais un petit peu peur de ne plus retrouver la magie de la première lecture, surtout que le résumé est loin de rendre hommage au livre.
L’histoire est bien ficelée, le style plaisant, l’action rapide et les personnages tous très intéressants ! Il m’est difficile en fait, de faire un rapport sur un livre que je trouve quasiment parfait et qui se lit d’une traite même en connaissant déjà la fin et les retournements de situations majeurs. Très difficile à catégoriser, ce roman est aussi bien un thriller qu’un livre de science-fiction et une étude psychologique et sociologique par certains aspects. Il réunit cependant tout ce que j’aime retrouver dans un récit, à commencer par plusieurs figures d’enfants qui auraient pu être heureux mais qu’un événement font basculer dans la folie. De plus, même si l’ouvrage a été écrit il y a plus de vingt an, il ne perd rien de son actualité. Un roman d’anticipation maîtrisé et palpitant !

Note : 10/10

(Ho. J’ai fini d’écluser mes articles écrits à l’avance! Va falloir que je me remette à bosser ! :D )

nettoyage de printemps

Ceux qui me connaissent savent que j’aime bien changer mes interfaces à peu près… hhuuumm… tous les trois jours. Je me retiens donc activement ici, mais là j’avais envie de quelque chose d’autre et je trouve ce thème joli ! (même si j’aurais bien aimé que le tout soit centré plutôt, mais je chipote).

Et puis, je me suis rendue compte que ça faisait plus d’un an que j’avais créé ce compte ! Même si ça ne fait que quelques mois que je l’utilise de manière régulière !

A venir :
Pleins de critiques : Le nuit des enfants rois, Kaboul Disco, Watchmen/V for vendetta (quand amazon ce sera décidé à me le livrer è___é), La porte des enfers, Spin, La meilleure part des hommes, How to write Fantasy and SF
Des trucs métaphysiques, mais là, j’ai pas d’idée. J’ai bien envie de faire quelque chose sur la censure dans l’écriture, mais il faut que je réfléchisse.
Des top 5, intelligents (mais tout le monde fait des top 5, c’est pas original)

[auteur] Marjane Satrapi

Marjane Satrapi
Une interview intéressante de l’auteur.
Si vous avez déjà entendu parler de la BD ou du film Persépolis, vous connaissez Marjane Satrapi. Hé oui, c’est elle qui en est à l’origine. Je vous conseille d’ailleurs chaudement aussi bien la version papier que la version cinéma !

Petite présentation en règle grâce à notre ami Wikipedia
Née en 1969 dans une famille aristocratique (apparentée à la dynastie Kadjar) mais d’obédience communiste de Téhéran, elle vit, en tant qu’enfant, la restriction grandissante des libertés individuelles et les conséquences dans la vie quotidienne des événements politiques de l’époque, particulièrement la révolution islamique et les débuts de la guerre Iran-Irak. On assassine son oncle, un dirigeant du Parti communiste iranien, à qui elle est très attachée.

En 1984, à l’âge de 14 ans, elle est envoyée par ses parents à Vienne, en Autriche, pour fuir la guerre et le régime iranien. Elle avait déjà étudié au lycée français de Téhéran. Elle continue son cursus scolaire au Lycée français de Vienne, puis retourne en Iran afin de suivre des études supérieures. Elle part ensuite en France et fait des études à l’École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg. Elle réside actuellement à Paris.

Sa rencontre avec David B. marque un tournant dans sa vie, puisque c’est lui qui lui donna la passion de la bande dessinée. Leurs styles graphiques sont d’ailleurs particulièrement proches, notamment dans les premiers livres de Marjane. Dès son premier ouvrage, le premier tome de Persépolis, elle rencontre un succès critique et commercial, qui s’est poursuivi par la suite. En 2003, elle publie Broderies, nommé dans la catégorie du meilleur album au Festival d’Angoulême 2004. Finalement, son dernier livre, Poulet aux prunes, paraît en 2004, couronné cette fois-ci par le prix du meilleur album.

Entre 2005 et 2007, elle réalise, en partenariat avec Vincent Paronnaud, l’adaptation de sa bande dessinée autobiographique Persépolis en long métrage d’animation en noir et blanc, sorti le 27 juin 2007. Il est projeté au Festival de Cannes 2007 au sein de la sélection officielle. À cette occasion, la République islamique d’Iran s’est inquiétée de voir la sélection de ce film présentant ce qu’elle trouve être « un tableau irréel des conséquences et des réussites de la révolution islamique ». Le film recevra, malgré la polémique, le Prix du Jury du Festival et obtiendra un succès international couronné par deux Césars l’année suivante (ceux du meilleur premier film et de la meilleure adaptation) ainsi que par une nomination à l’Oscar 2008 du meilleur film d’animation.

Appréciation personnelle
Il est très dur d’expliquer mon admiration pour cette auteur en seulement quelques mots. Je n’ai lu « que » trois de ses BD (Persepolis, Poulet aux prunes et Broderies) et je dois dire que j’ai été presque immédiatement conquise. Le dessin simple et efficace sert une histoire bavarde, humaine et vraie, brossant un portrait de l’Iran bien différent des idées reçues et de ce que l’on peut voir à la télévision. Marjane Satrapi est le porte-parole d’une génération et aussi d’un pays à un moment donné de son histoire qu’elle décrit non pas de front mais grâce aux membres de sa famille et à ce qu’ils ont pu vivre et c’est sans doute ce qui rend son œuvre si intéressante ; on lit non pas l’Histoire, mais des gens qui l’ont vécu, parfois à des échelles très différentes.
Ainsi, si Persépolis est sa BD la plus centrée sur l’Iran, Poulet aux prunes est d’avantage un portrait de famille et une sorte de conte poétique sur la valeur de l’art et la position de l’artiste au sein du monde et de sa famille. Quant à Broderies, c’est un simple morceau de vie entre femmes lors du sacro sain thé prit après le repas.
Ils sont très différents, mais je les ai tous aimés et relus au moins une fois chacun. C’est d’ailleurs pour cette raison que je n’ai pas choisi de faire la présentation d’un ouvrage en particulier… je suis incapable de choisir !

Bibliographie
* Persépolis, éd. L’Association, Paris (4 tomes ou un seul gros tome) 2000 – 2007
* Sagesse et malices de la Perse avec Lila Ibrahim-Ouali et Bahman Namwar-Motlag, éd. Albin Michel, Paris, 2001
* Les Monstres n’aiment pas la lune, éd. Nathan, Paris, 2001
* Ulysse au pays des fous avec Jean-Pierre Duffour, éd. Nathan, Paris, 2001
* Adjar, éd. Nathan, Paris, 2002
* Broderies, éd. L’Association, Paris, 2003
* Poulet aux prunes, éd. L’Association, Paris, 2004
* Le Soupir, éd. Bréal Jeunesse, Rosny-sous-Bois, 2004

Bilan : mars

Ce mois-ci, j’ai lu :
- 8 BD, comics et mangas (petit mois). Les très bonnes surprises : Kaboul Disco 1 et 2 (Nicolas Wild) et Watchmen (Alan Moore, Dave Gibbons). (critiques à venir quand j’aurais le temps)
6 livres (j’en suis donc à mon 18e cette année… + 2 audiobook)

  • Breaking dawn/Révélation (Stephenie Meyer) : … wtf ?!
  • Mister Pip (lloyd Jones) : 4/5
  • La meilleure part des hommes (Tristan Garcia) : 3.5/5
  • L’homme qui marchait sur la lune (Howard McCord) : … incapable de noter ce truc.
  • La porte des enfers (Laurent Gaudé) : 4,5/5
  • Spin (Robert-Charles Wilson) : (en cours, mais je peux déjà dire, qu’à moins que la fin soit pourrie, ça va taper dans le 5/5)

Ce mois ci j’ai vu :
- Pas beaucoup d’épisodes de séries TV. MAIS, la fin de Battlestar Galactica qui reste une des meilleure séries du monde !!! (sinon, SPN m’ennuie ces derniers temps, 30 rock et Scrubs, c’est toujours sympa et House… je sais pas trop, ça varie.) Et j’attends toujours la saison 3 de Torchwood !
- 17 films (… hum, wow. Et je compte pas les Star Wars que j’ai revu le week-end dernier.)

  • American History X (4/5)
  • It’s a free world (3/5)
  • Cabaret (5/5)
  • Gran Torino (4/5)
  • Milk (COUP DE COEUR \o/ )
  • Watchmen (5/5)
  • Les fils de l’homme (4/5)
  • Mystic River : (4/5)
  • 21 grammes : (4/5)
  • I am sam : (3/5)
  • All men’s king : (2,5/5)
  • L’interprète : (3,5/5)
  • What just happened : (2,5/5)
  • L’enquête – l’international : (2.5/5)
  • Abyss : (4,5/5)
  • History of violence : (3,5/5)
  • Nobody knows : (4,5/5)


Introduction

Bienvenue sur Intercal{Air}e.

Vous trouverez ici des réactions à l’actualité culturelle, des comptes rendus de manifestations, des observations, éventuellement des critiques de livres.
Je tiens également à préciser que les opinions avancées ici n’engagent que moi et moi seule et que je suis bien sûre ouverte à la discussion dans les commentaires.

 

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