
Je vous souhaite à toutes et à tous un très JOYEUX NOËL !
En espérant qu’il soit pour vous aussi bon que le mien !
Verba volant, scriba manent

Je vous souhaite à toutes et à tous un très JOYEUX NOËL !
En espérant qu’il soit pour vous aussi bon que le mien !
Un lieu incertain
Fred Vargas
Viviane-hamy
Histoire (piquée sur le site de l’éditeur)
Adamsberg part pour trois jours de colloque à Londres. Estalère, le jeune brigadier, et Danglard – terrorisé à l’idée de passer sous la Manche – sont du voyage. Tout devait se passer de manière aérienne et décontractée, mais un événement macabre alerte leur collègue de New Scotland Yard, Radstock. Clyde-Fox, un original local, lui parle du vieux cimetière de Highgate. Des chaussures – avec des pieds dedans – font face au cimetière, « un des cimetières romantiques les plus baroques de l’Occident », un lieu macabre, gothique, unique.
Tandis que l’enquête anglaise commence, les français rentrent au pays, et se retrouvent confrontés à un horrible massacre dans un pavillon de banlieue.
Avis personnel
On m’avait tellement rebattu les oreilles avec Fred Vargas que ça ne m’avait pas du tout donné envie d’en lire… grave erreur de ma part que cet apriori négatif !
Je me suis retrouvée avec Un lieu incertain dans les mains un peu par hasard, parce qu’il était à la maison et qu’on me l’avait chaudement recommandé. Comme je pars du principe qu’il est mal venu de juger sans avoir essayé, je me suis donc lancée.
Il ne m’a pas fallu dix pages pour être conquise ! Alors, certes, les personnages sont des clichés ambulants, certes, ce n’est pas du Proust, mais toute la majesté de Fred Vargas tient dans le fait qu’elle ne prétend pas en faire et que son but principal est de distraire ! Ses enquêtes sont biens fichues, ses personnages très attachants (Aaahhh Danglard… même si mon préféré c’est Estalère) et pleins de défauts, son écriture est dynamique, agréable et facile et elle n’hésite pas non plus à faire intervenir un peu d’humour. C’est d’ailleurs ce dernier point qui a achevé de me séduire. Je n’aime pas trop quand les policiers se prennent trop au sérieux et qu’on s’enfonce dans une noirceur sans nom… je trouve ça déprimant. Fred Vargas écrit des policiers fantasques sans pour autant négliger son intrigue et c’est une qualité très appréciable !
Bref, je recommande cette auteur à toute personne souhaitant passer un moment agréable en lisant un policier construit de manière plus qu’honorable ! Il est bien sûr évident que je vais lire les autres pour ma part.
Note : 8/10
Grave question.
On me dit souvent deux choses :
De toute façon toi tu aimes tout.
Tu ne te mouilles jamais
Les premières fois ça me fait sourire et je tente de m’expliquer. Après, ça commence à m’énerver.
Pour une fois, je vais donc sortir de ma réserve et faire un vrai bon billet polémique puisque c’est ça qu’on semble me demander.
Donc : Oui, je n’aime pas critiquer les choses et oui, je suis bon public et je revendique le droit de l’être. Pour être plus claire, je ne vois pas du tout l’intérêt de dire que je n’aime pas telle ou telle chose. Je n’aime pas le faire et je ne vois pas ce que ça apporte. Au mieux mon lecteur sera d’accord avec moi, au pire ça va le vexer ou alors le décourager. Personnellement, je préfère développer ce que j’aime pour pousser les gens à aller jeter un œil que de blablater sur des trucs que je déteste.
Parce que OUI, je déteste certaines choses en littérature. Je hais Proust de toute mon âme et je ne vois pas comment un mec qui met deux pages à écrire une phrase sur des bourgeois prétentieux a pu seulement avoir du succès. Rousseau me donne la nausée et je n’approcherai pas à 20m des Bienveillantes de Littel parce que j’ai lu un passage et que ça me suffit. Je n’aime pas la Chick-litt, je trouve que ça donne une image dégradante de la femme (exception faite des Bridget Jones, allez comprendre), je n’aime pas les romans d’amour dégoulinants (mais j’aime les grandes passions et les fresques romanesques), je n’aime pas la violence gratuite, ni les policiers dépressifs, je n’aime pas les livres d’horreur 70% du temps, les bouquins d’humours ne me font pas rire, la seule vision d’un livre de philo m’endort, la sociologie me « saoule grave » pour parler jeune, une écriture trop alambiquée m’ennuie (d’ailleurs Tolkien, j’ai failli abandonner plusieurs fois) et si une couverture est moche, il y a de grandes chances pour que je dédaigne un bouquin dans une librairie. Ah et j’aime pas les romans du terroir non plus parce que je trouve qu’il ne s’y passe rien. Et ne parlons pas des mangas où plus je vieillis plus je deviens difficile.
Voilà. Maintenant, ce qui m’ennuie encore plus que tous les livres cités ci-dessus, c’est de vous en parler. Lorsque je surfe sur Internet et que j’arrive sur une page où le contenu ne m’intéresse pas et bien j’appuie sur la petite flèche retour et je continue ma route. En matière de littérature c’est pareil pour moi, quand je n’aime pas, et bien je passe et je n’y reviens pas. Je ne vois vraiment pas l’intérêt de perdre mon temps à re-préciser à qui me lira que je n’ai pas aimé quelque chose ou que je n’aime pas tel ou tel genre. Les gens qui me connaissent savent ce que j’aime et ce que je n’aime pas et Internet en général n’en a par contre rien à faire. Je ne suis pas une bonne critique et je ne veux pas le devenir, ça ne m’intéresse pas.Première chose.
Seconde chose : j’aime quasiment tout et tous les genres. Je lis plus de 40 livres par ans, je ne me limite certainement pas à un genre précis et, je peux m’enorgueillir d’avoir à peu près lu tous les genres existants et d’aimer au moins un livre y appartenant. Je lis énormément, beaucoup plus que la moyenne et peut-être même plus que la moyenne des gros lecteurs. J’en suis fière et pour ce domaine là, je ne tiens pas à faire ma modeste. Et, ceci va sans doute vous surprendre (ou pas) mais J’AIME 95% de ce que je lis. Bah oui. Je ne referme JAMAIS un livre ; je vais toujours au bout. J’aime la fantasy, la science-fiction, le réalisme, la poésie, le théâtre, les romans fleuves, les micro-nouvelles, les contes, les romans pour adultes, les livres pour enfants, les trucs classés sous « young adult », la littérature érotique, les bouquins d’Histoire, les livres de cuisine, les critiques de littérature (si je n’aime pas en faire, ça ne veut pas dire que je n’aime pas en lire), les best-sellers, les prix littéraires, les lectures dites faciles, les mangas, les BD, les comics et si vous voulez que je lise quelque chose il n’y a qu’à me dire que c’est trop difficile pour moi.
J’aime Anna Gavalda, ça me détend et ça me fait chaud au cœur. J’ai lu du Levy, j’avais 15 ans et j’ai adoré et, si j’avais lu du Musso ou Twillight à cet âge là j’aurais probablement aimé aussi. D’ailleurs, pour Twillight il est même probable qu’en le lisant maintenant je déteste certes l’héroïne et son petit copain parfait qui brille dans la nuit, mais parvienne au bout quand même parce qu’un personnage secondaire va me plaire. A côté de ça, j’ai lu et aimé sans doute plus de classiques que vous, donc je vous défie de juger mon niveau de lecture.
Je ne vois pas lorsqu’un livre est mal écrit, ou alors il faut qu’il soit vraiment très mauvais. Ca n’a donc pas d’importance pour moi. Je ne vois pas les trous de scénario et même si je les vois, je les pardonne aisément si les personnages sont bien construits. Peut-être que ça fait de moi une mauvaise lectrice, j’en sais rien et je m’en fiche. Je prends mon pieds en ouvrant chaque livre qui peut me passer entre les mains et cette notion de plaisir est pour moi extrêmement importante. Je m’en tape de savoir si le livre à de bonnes critiques ou si des gens le trouve nul, ce qui m’importe c’est ce que moi, lectrice seule avec mon livre je vais ressentir.
Bien évidement, il y a des choses que j’aime plus que d’autres, certains livres que je vais retenir et relire alors que d’autres seront des lectures en passant et finalement anecdotiques et c’est des premières que je vais parler ici, pas des secondes même si elles ont de l’importance parce qu’elles me permettent de me vider la tête. Alors ouais, je lis sûrement ce que certains appellent de la merde et bien, je le revendique. Laissez moi la lire en paix et je viendrais pas mettre mon nez dans votre exemplaire de Frederic Beigbeder (que je n’aime pas soit dit en passant) caché sous vos Essais de Montaigne (que j’ai vraiment lus, moi).
Rien ne me gonfle plus qu’une personne venant me dire : Mais tu lis ça toi ? Bah ouais, je lis ça et je vous emmerde. Du coup, forcément je ne vais pas aller critiquer les personnes qui lisent des choses du même genre. Elles aussi elles en ont marre de se voir montrées du doigt parce qu’elles lisent le dernier Gavalda et pas le dernier Goncourt (qui est chiant).
Je n’ai pas la prétention d’éduquer les gens ou de les faire mieux lire. Je vais vous dire, je bosse dans une bibliothèque de campagne et bah moi je suis déjà contente quand les gens lisent. Point barre. Et, quand une lectrice arrive au bout des Higgins Clark (j’en ai lus) et bien je la dirige vers les Elizabeth Georges et les Fred Vargas et ensuite vers les Stieg Larsson. Si une gamine de 13 ans me demande quoi lire après Harry Potter, je vais lui donner Twillight et après je la dirigerais vers les Anne Rice si ça lui a plu. Et, rien ne me rend plus heureuse qu’une lectrice qui comme aujourd’hui vient me dire que la bibliothèque l’a aidé à se remettre à la lecture. Elle avait quoi dans son cabas : du Daniel Steel, le dernier Musso et un Mary Higgins Clark. Ca fait 6 livres qu’elle va lire en un mois. Perso, je m’estime contente. Mon travaille me permet de faire lire les gens, mes chroniques ici, j’en doute ou en tout cas pas au même niveau.
Donc, oui, je suis bon public et je ne critique pas. Ca me rend peut-être sans relief et, si vous le pensez c’est que vous ne me connaissez pas. Ca fait peut-être de moi une mauvaise lectrice et d’une part je m’en tape et d’autre part, je vous défie de venir me le dire en face. MAIS, ça fait de moi une bonne professionnelle et il est incontestable que mon goût de la lecture vient du plaisir qu’elle me procure. Or, en n’étant pas difficile, j’ai sans doute beaucoup plus de facilité à prendre mon pieds que des personnes ayant un goût littéraire tranché.
En résumé, je n’ai peut-être pas de goût, mais je m’en fous.
1. What’s your name?
Marie
2. Do you read a lot?
Si j’en crois ma petite liste tenue à jour très régulièrement, j’en suis à 40 livres cette année… ce qui est un peu moins que mon score habituel qui est de près de 50 (et je ne compte pas les BD ou les mangas). Je pense donc être plus qu’une grosse lectrice ^^ ;;;
3. What’s your favorite genre?
Je fonctionne par phase e j’ai tendance à être boulimique dans le genre que j’explore jusqu’à l’avoir épuisé. En ce moment, je suis dans une période plutôt de SF, mais j’aime aussi beaucoup le fantastique en général, je lis également de la fantasy, des romans historiques, des romans réalistes et je ne rechigne pas devant un ou deux bons policiers.
… en fait, je touche à tout. Dès que les personnages sont biens construits, en général, je vais accrocher. S’il y a une pointe d’humour, une bonne histoire bien ficelée et des personnages féminins qui ne sont pas des clichés ambulants, là, ça passe aux livres que je vais relire avec plaisir même des années plus tard.