Quelques jours après les Imaginales dont j’ai parlé dernièrement, Tad Williams, auteur de fantasy reconnu tenait une petite session de questions/réponses à la FNAC à laquelle j’ai aussi assistée.
Ce fut intéressant de l’écouter parler car je partage avec lui une certaine vision critique de la fantasy. C’est un genre que j’aime beaucoup parce qu’il sait préserver le merveilleux mais quand on en a lu quatre ou cinq on les a tous lu. Le problème de la fantasy (qui est parfois aussi celui du roman policier suivant les auteurs) c’est qu’elle s’empêtre dans ses conventions et ses règles tolkeniennes formatée (une quête, un groupe avec un elfe, un nain et un humain) ce qui donne souvent l’impression d’un jeu de rôle qui ne sait pas se renouveler.
Bref, Tad Williams semble voir les choses de la même façon et offre une approche différente du genre tout en reconnaissant la prééminence de Tolkien mais en s’en détachant ce qui m’a donné envie de lire ses romans.
Il a également parlé de l’absence de différence entre SF et Fantasy dans la culture anglophone alors que nous, français, adorons tout libeller dans de jolies catégories bien spécifiques. C’est une véritable institution là-bas et le genre se prend beaucoup moins au sérieux que chez nous et jouit à mon avis d’une plus grande liberté également. Cela explique entre autre que ce genre marche mieux chez eux que chez nous où les auteurs de SF/Fantasy ont du mal à percer (et d’ailleurs ceux qui percent ne sont parfois pas les meilleurs malheureusement).
0 Réponses vers “Rencontre avec Tad Williams”